La Grognafmobile
Quand j’arrivai, cette nuit-là, à sa demeure, je trouvai mon hôte tout à fait pareil, aussi affable et aussi courtois que je l’avais trouvé précédemment.
Chrétien De Troyes : Yvain. Le Chevalier au Lion
Après mes aventures commerciales j’en avais ras les godasses. Heureusement que j’ai pu partir à la campagne chez Grognaf. Lui c’était un vrai pote comme l’on n’en fait plus des masses.
Je suis arrivé devant chez Grognaf et j’ai tout de suite vu que c’était bien chez lui. C’était une ancienne ferme au bord d’un des nombreux ruisseaux du Finistère sud, tout près de Bannalec. Lorsqu’on n’est pas certain de trouver chez Grognaf, mais avec le petit espoir d’être dans son secteur de vie, on demande à n’importe qui s’il n’y a pas une habitation dans le coin avec un amas de carcasses de citrons. En général Grognaf est repéré depuis son premier jour dans le lieu. Il accumule devant chez lui une quantité astronomique d’épaves de voitures, rien que des citrons. Il récupère des Tractions, des deux chevaux, des trois chevaux, des DS 19 etc.
J’ai garé ma vieille camionnette Fiat Fiorino assez loin du dépôt de citrons. Je ne voulais pas qu’elle s’imagine que j’allais l’abandonner dans le bourier de Grognaf. Elle n’était pas vraiment rassurée et m’a fait un petit coup d’auto-allumage pour me montrer sa peur. Je l’ai calmée en laissant mon mouchoir sur le siège du passager, il parait que ça marche avec les enfants et après tout, elle n’avait que cinq ans.
Grognaf était plus qu’heureux de me revoir. Il avait tout du chien fou, en plus calme tout de même, il ne pissait pas partout. Il m’a emmené dans sa cuisine et a ouvert une bouteille de Loupiac.
- Flaire-moi ça mon Déluge ! Ce seigneur t’attendait à bras ouverts.
Je ne vous avais pas prévenu avant mais Grognaf m’appelle Déluge. Ça remonte à très loin, j’étais en maternelle avec lui et je pleurais déjà comme une fontaine. Lui aussi ne s’appelle pas vraiment Grognaf. Il ne s’appelle même pas comme ça du tout, c’est juste un gros gnaf. Allez savoir comment naît un surnom ! Le mien en tout cas, je l’ai bien mérité. Et quand Grognaf m’appelle Déluge, il n’y a rien de péjoratif là dedans. Pour en finir une fois pour toutes, Grognaf est un gros gnaf quel que soit son nom et moi je suis un déluge ambulant et, pour corser le tout, je m’appelle Perceval Fontaine. Je sais, ça fait Table Ronde du côté du prénom et redondant par le nom mais je n’en ai vraiment rien à moudre ! Mes parents ont craqué sur les légendes à un tel point, qu’ils m’ont fait naître à Paimpont, en plein cœur de l’ancienne forêt de Brocéliande, près de la Fontaine de Barenton. Mon père, apportant de l’eau à la sage-femme, comme dans les bons films, en a renversé sur le seuil et vous ne me croirez jamais mais un putain d’orage a salué mon arrivée.
On n’est presque pas responsable des conneries de ses parents, presque pas. On naît de rêves et on fait rêver un maximum la maman qui vous entoure, ça dépend ce qu’elle vous donne à rêver. Seulement pour vous, à l’intérieur d’elle-même, elle m’aime et vous à rêver, c’est déjà beaucoup non ?
Le Loupiac à Grognaf, mon cher Boris, sentait le miel, la lavande, l’herbe grillée de juin, la terre qui craquelle, l’amande, le tilleul et les baisers de celle qui vous manque sans arrêt. Au deuxième verre je pleurais à chaudes larmes et Grognaf était absolument heureux de voir que je n’avais pas changé.
- J’étais sûr et certain que mon Loupiac allait te bouleverser de con en fonble ! Mon déluge, ma galère ambulante qu’est-ce que tu viens branler dans mon paysage ?
- Grognaf, excuse-moi d’empiéter sur ta galaxie mais j’ai besoin de me réfugier dans un endroit ou personne ne pourra me marcher sur l’intégrité. Un lieu ou le maître n’est pas un dieu de colère mais un ange de miséricorde. Je suis désolé pour toi mais en toute dernière analyse, il n’y avait que ton nom sur mes listings.
- Tu es bien tombé mon vieux Déluge, je crois qu’inconsciemment je t’attendais. Tu vas m’aider à parfaire mon grand œuvre. Seul un sensitif comme toi pourrait me prêter main forte en toute simplicité. On va poser tes bagages et t’installer le mieux possible. Tu es ici chez nous.
Je me suis installé chez Grognaf, j’avais un grand lit sous les combles de la maison qu’il avait aménagées le mieux du monde. Tout était recouvert de frisette de sapin qui rappelait sans doute à Grognaf son Jura natal. La fenêtre donnait sur une pisciculture dont les bassins s’étalaient au fond du jardin et toutes les truites étaient très souriantes. Pour avoir une idée de l’ambiance de mon âme vous pouvez écouter l’album de Melaine FAVENNEC Au Secret Déluge, il l’a publié lui-même et sa maison d’édition c’est INTIME IN TIME productions BP 5- 29110 Plomeur. Ma préférée: N’ALLEZ PAS CROIRE.
Je suis redescendu voir Grognaf ; il n’était pas dans la maison. Je suis sorti et j’ai fait le tour de Grognaf House. Près du jardin se dressait une espèce de hangar recouvert de toile goudronnée, des bruits divers sortaient de l’endroit. Grognaf devait être en train d’exercer une activité quelconque mais bruyante. J’ai tarzané un vieux cri devant la cagna. Le gros est sorti comme un fou, un casque de soudeur sur l’occiput, des gants de la même corporation à ses menottes de poète. On aurait dit qu’il était soulagé que ce soit moi le dérangeur.
- FLIPPE PAS ! C’est que ma pomme j’ai dit.
- T’en as de bonne toi, c’est souvent que des zigotos m’arrivent dessus à l’improviste. Pas plus tard qu’hier y’avait ou plutôt Yawheh devrais-je dire, deux témoins de Jéhovah qui voulaient me causer de leur patron. T’aurais vu la conduite de Grenoble que je leur ai donnée ! mais il faut que je me trouve un clébard, ça craint un peu ici pour la tranquillité.
- Le problème mon vieux Grognaf c’est que si tu élèves un clebs, il va être comme toi, la meilleure bête du monde.
- C’est pour ça que je n’en ai pas, mais j’en aurai un bientôt quand même. Allez entre, j’vas te montrer mon intimité.
J’ai suivi Grognaf à l’intérieur du gourbi et il a refermé la porte derrière moi. J’ai vu devant mes yeux un monstre. C’était comme dans les Jules Verne de mon enfance collection Hertzel. Une espèce de taupe métallique de trois mètres de long, carrossée comme un engin extraterrestre pour fouir la lune ou la planète Mars. Je suis resté la bouche ouverte, contemplant le char Grognafier.
- Tu travailles pour la recherche spatiale ? j’ai dit.
- Je travaille pour la recherche spéciale et pour la gloire. Tu as devant tes yeux de merlan frit néanmoins ébahis, la “ Grognafmobile ” première du nom. Dix années de recherches et de travail. Chaque particule de cet engin provient d’un morceau de Citroën, sauf le moteur qui est entièrement de mon invention.
- Et ça va rouler ?
- C’est là que tu interviens, je pense que sans ton aide elle ne pourra pas rouler.
- Tu m’inquiètes un tantinet mon mignon, je suis aussi nul en mécanique que le dernier des mohicans.
- Ce n’est pas de mécanique ta mère qu’il s’agit, c’est de carburant !
- De carburant ? Je connais encore moins cette connerie que la mécanique, je sais qu’on en trouve dans les stations service mais je ne sais même pas la différence qu’il y a entre le sans plomb et l’ordinaire et les taux d’octane me sont aussi étrangers que les cours de la bourse.
- Ce n’est pas grave du tout vu que mon carburant à moi, il ne s’achète pas dans les stations de sévices.
Grognaf paraissait plus que mystérieux en disant cela et je sentais bien qu’il était excité par mon agacement grandissant.
- Quitte ces airs de cachottier Gnafron sinon je repars en enfer que je lui ai dit.
Le gros gloussait comme un dindon. Il m’invita à le suivre dans le fond de l’atelier ou un rideau noir descendait des poutres pour cacher un petit espace de quatre mètres sur trois. Ça sentait une odeur qui ne m’était pas inconnue. Derrière la table il y avait un moteur sur un établi et à côté du moteur, dormait un alambic de fortune fabriqué à l’aide d’une bouille à traire. Un rouleau de cuivre de plomberie faisait usage de serpentin, vous savez celui qui se vend en supermarché, on n’a plus qu’à tirer sur un rouleau de deux mètres pour avoir un serpentin. Son installation était correcte. Le serpentin était raccordé à la bouille à l’aide d’un bouchon de caoutchouc tronconique et il reposait dans un jerrican de plastique troué en bas pour le laisser ressortir. Un tuyau d’arrosage avec un robinet amenait l’eau pour refroidir le serpentin. La bouille était installée sur un genre de trépied à gaz de crêperie. Grognaf fit les présentations.
- Voici mon proto et voilà ma raffinerie.
- Ça sent la pomme dis-je.
- Exact, ça sent le lambig, mon prototype marche exclusivement au lambig. Je vais te faire une démonstration. On va d’abord donner à boire aux bestiaux.
Grognaf sortit une bonbonne paillée qu’il posa sur l’établi. Il la déboucha et à l’aide d’un tuyau de caoutchouc aspira du liquide qu’il fit couler dans le réservoir du moteur. Il pinça le bout du tuyau quand le réservoir fut plein et remplit deux verres à bière qui se trouvaient sous l’établi, releva le tuyau pour arrêter le débit et rangea sa bonbonne. Il me tendit le verre le plus sale et trinqua.
- A la “ Grognafmobile ”, à nous !
Le carburant était vraiment raide mais laissait un authentique goût de pomme sur la brûlure.
- C’est pas pire hein ! dit le gros.
- C’est ton sans plomb ou ton ordinaire ? Il est un peu jeunot non ?
- C’est bien là le drame, faut que j’en trouve du vieux. Tu vas voir il marche super bien avec celui-ci mais après je te ferai un essai avec le litre qui me reste d’un lambig de Rostrenen qu’a passé trois ans dans un tonneau. Tu constateras toi-même que ça tourne bien mieux avec du vieux. Ça doit être les tanins qui activent la combustion.
- Ou celui-ci a trop d’éther peut-être, il tire combien.
- Quatre-vingt-quinze environ. J’ai pas essayé au-dessus par gourmandise. Celui de Rostrenen fait soixante-quinze et ça marche mieux. C’est mystérieux la chimie. Vingt putains de petits degrés et tu roules en sport.
- Ou en G.T comme les gammas.
- Laisse-les tranquilles ceux-là, quand on aime, on ne compte pas !
Grognaf appuya sur le démarreur deux trois fois, il régla un petit robinet, desserra une ou deux vis et le moteur démarra au quart de tour. C’était assez étrange, il ne faisait presque pas de bruit et tournait à une allure folle. On aurait dit un moteur de machine à coudre ou d’aspirateur enfin, les modernes qui coûtent chers et sont assez silencieux. Il regardait des cadrans et m’invita à les observer. Je ne comprenais pas grand chose et ça le faisait marrer.
- C’est simple, si le gros, celui qu’est dans la caisse, il tourne comme celui-ci, je pense qu’on pourra rouler à cent cinquante à l’heure en buvant cinq litres aux cent.
- Chacun ? Ben, pour nous c’est beaucoup mais ta putain de bagnole, elle boira combien ? Dis-je.
Le gros me fusilla du regard et m’invita à l’aider après avoir arrêté le moteur.
- Tiens, au lieu de dire des conneries, passe-moi la bonbonne on va vidanger le moteur.
Grognaf dévissa une petite durite placée en dessous du réservoir et laissa le liquide s’écouler dans la bonbonne. Il se pencha et lécha la durite puis aspira le liquide qui restait dans le réservoir avec un sourire gourmand.
- Gros dis-je, tu es un inventeur génial mais criminel ! Si tous les moteurs se mettent à tourner aux spiritueux, ça va siphonner hardi petit dans nos ruelles. Tu vas avoir sur le dos la Ligue Antialcoolique, la Croix D’or et les ligues de tempérance.
- J’emmerde tous ces boules-à-noeuds, ces pisse-froid, ce sont les mêmes qui ne veulent pas que le progrès atteigne nos contrées. C’est spécialement pour leur déplaire que je mets au point ce moteur qui ne consommera qu’un seul carburant, celui issu de la pomme. Tu es sans conteste la personne qui me connaît le mieux ? Toi, tu sais mon patronyme?
- Ben oui dis-je, tu t’appelles Noël Pichon ! A l’école c’était le chonchon, Pichon-Marchand-De-Cochons. Le Pipi, le Chonchon, le Chompi, le Pichon. Le nôtre, le Gros Gnaf, Gros Gnafron. Pichon gros Gnafron mange la pomme laisse le trognon !
- Bien, dit le gros, la Bible 2 4-10,11 Le Paradis Terrestre : “ Un fleuve sortant d’Éden arrosait le jardin, puis il se divisait pour former quatre bras. Le nom du premier est Pichon ; il baigne tout le pays de la Havila où se trouve l’or ”. Je te passe la suite ! Il y a aussi les références à la mythologie celtique, l’Île d’Avalon avec ses pommes d’or, la lettre Q, le Quert dans l’alphabet celte B L N est le pommier sauvage. Ce n’est ni une consonne-mois ni une voyelle-date, c’est une consonne empathique mise pour cc, c’est à dire “la plus que sagesse ”, “la clairvoyance ”.
- Un instant mon Gnafron dis-je, le fleuve de la Bible, les pommes, où veux-tu en venir ?
- J’ai aussi oublié le Jardin des Hespérides dans la mythologie grecque, il était tenu par des nymphes qui produisaient des pommes d’or qui donnaient l’immortalité. Le Pichon arrose le jardin d’Éden où pousse quoi donc, je te le donne Émile ?
- Le fruit de la connaissance, encore qu’on ne soit pas sûr et certain qu’il s’agissait bien d’une Golden ou d’une Reinette...
Le gros me coupa la parole et s’enflamma comme son lambig.
- “ Yahweh fit pousser du sol toutes sortes d’arbres beaux à voir et bons à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. ” Pour moi il n’y a aucun doute possible, c’est d’un pommier qu’il s’agit. Tu as déjà coupé une pomme par le travers, tu vois une étoile à cinq branches. La pomme est le fruit de la connaissance et mon moteur fonctionne à la pomme, à l’essence de pomme, l’essence de la conne-naissance. Comme je te la disais en arrivant tu vas pouvoir m’aider.
Je me demandais bien ce que je pouvais faire pour aider Grognaf dans son œuvre au noir, l’alchimiste Newtonien devant mon inquiétude grandissante me fit part de ce qu’il attendait de ma pomme.
- Tu présentes bien et tu sais émouvoir les gens, il va falloir battre la campagne bretonne pour trouver ce précieux carburant qui dort dans des armoires et des caves dans tout l’arrière-pays. Les vieux qui bouillaient le lambig sont tombés au champ d’honneur, dévastés par l’abus de ce précieux nectar et la fatigue de leur vie déculturée. Ce qui nous fait une quantité impressionnante de veuves qui ne se servent que d’une bouteille ou deux par ans pour quelques grogs et quelques frictions, c’est excellent pour l’arthrose et les luxations congénitales de la hanche. On arrive et on récupère, c’est dans la hanche !
- C’est pas du tout cuit mon Gnafron dis-je innocemment. Je me voyais déjà courir avec des clébards aux chausses dans des cours de fermes lointaines, poursuivi par la meute excitée elle-même par une mémé hurleuse.
- Il te faudra déjà faire les mairies pour savoir qui a encore les droits de bouilleur de cru. On trouvera un prétexte, la vente de matériel de cave, une étude sur les traditions, n’importe quoi. Tu n’as que l’embarras du choix. Le reste viendra tout seul, je sais que tu peux faire craquer les mamies. Passons maintenant aux choses sérieuses.
Le gros prit un litre dans une armoire, il contenait soixante centilitres de vieux lambig à la belle couleur ambrée, signe qu’il s’était reposé un certain temps dans un fût de chêne qui lui avait légué sa belle dorure à grands coups de tannins.
- C’est le fameux lambig de Rostrenen, une pure merveille dit Grognaf. On va d’abord s’en coller une lampée derrière les amygdales et après tu vas voir le moteur alimenté par ce nectar.
- Je t’ai déjà parlé, dis-je, de ce copain de Rostrenen, Mimi la Crêpe. Il fait le comédien à Paris. Un fou de théâtre contemporain, il galère dans des aventures les plus folles et il bouffe en donnant des cours de math. Ses vieux étaient paysans près de Rostrenen, Rostren comme il dit, c’est un tout petit bled, Saint-Gilles Pijot, un truc comme ça. Faudrait que je le contacte, il doit savoir qui fait du lambig dans son coin. Celui-ci est fameux.
- Un fils de plouc, matheux et de surcroît comédien ! C’est un drôle de personnage dit Grognaf.
- Oui, ça tu peux le dire. Il possède le plus haut diplôme décerné par l’Éducation Nationale : Docteur en Chimie. La Crêpe m’expliquait qu’il avait choisi la chimie par ce qu’il était fainéant. Tu apprends des formules par cœur. Après sa thèse, il pouvait bosser dans un labo mais il a préféré monter à Pantruche pour faire ce qu’il aimait: jouer. Théâtre, cinéma, La Crêpe, c’est de la vraie graine de comédien. Il a sombré dans la chimie des mots...
- Attends un peu dit Grognaf, il est chimiste ton pote ?
- Si je te le dis !
- On pourrait lui demander de nous faire des analyses du carburant. Vu ses origines il doit savoir ce qu’est un bon lambig.
- Ça mon gros, tu peux lui faire confiance. Il a beau avoir publié sa thèse sur les polymères, il connaît tous les bons produits du terroir : lambig, chouchen, cidre, kro, gwen-ru etc.
Grognaf mit quelques centilitres du produit doré dans le réservoir de son proto et le fit démarrer. Je ne voyais pas la différence mais il est vrai que j’avais du mal à m’intéresser à la mécanique ta sœur et que ce qui était miraculeux n’était pas les qualités intrinsèques de la Grognafmobile mais la quête de son inventeur. Je regardais le gros, il rayonnait comme Arthur devant Guenièvre. Je ne pouvais pas faire autrement que de mettre mes pieds sous sa Table Ronde.
J’ai dit : gros, j’irai où qu’est le Graal pour toi et ton engin. Je suis ton adjoint qui quête, Lancelot et commande une tournée.
a suivre