Mardi 14 mars 2006 2 14 /03 /2006 12:37
Écrit en 2001 sur la dépression
 
Salut à tous
 En ce moment tout me fait chier. Il n'y a rien qui marche, le traitement me flingue, mon entourage ne sait pas comment m'aborder et Richard Brautigan s'est suicidé en 1984.
Le premier qui me dit : "ça va!" Je lui mets ma main dans la gueule. Et malgré tout, j'ai envie de dire à tous ceux qui se posent des questions sur le traitement, ses effets secondaires etc.
" - Les mecs, le traitement c'est génial, tu as de plus en plus de chance de guérir et au minimum tu flanques un swing à ta fibrose qui se fait compter au tapis jusqu'à… "
Bon, là je ne sais pas vu que ça dépend de chacun, son idiosyncrasie, sa façon de réagir, la couleur de son slip, l'âge de ses artères etc.
Ce n'est pas facile de supporter mais c'est parce qu'on est un peu orgueilleux, ça touche à son image perso.
"-Moi, je ne vais pas sombrer, je n'ai pas besoin d'aide entre deux Valium et un Xanax, mon entourage n'a qu'à s'adapter, je vais leur montrer que je ne suis pas si malade que ça. Je vais tout de même planquer le parabellum que le vieux avait chouré aux boches, si vis pacem : part à vélo! "
J'ai de plus en plus le sentiment que ce que nous vivons, les hépatiques, c'est une image renversée que nous renvoient nos différents interlocuteurs. Quand je dis nous vivons, nous nous voyons vivre ça.
On dit : "- regardez comme on en chie! Vous ne savez pas ma douleur et ma détresse, vous n'avez pas de réponse?"
C'est une réalité mais ne devenons pas des martyrs, trouvons nous-mêmes des réponses à nos problèmes. On se regarde dans les non-réponses de nos toubibs alors qu'on sait que c'est une image fausse qui nous fait encore plus de mal. Nous sommes à un stade où les toubibs qui nous disent que "c'est bien ce que font les associations de malades", le disent pour masquer leurs manques. Nous sommes à un stade où il ne faut plus poser des questions mais suggérer des réponses, nous sommes à un stade où il ne faut plus être gentils mais dérangeants. Nous sommes à un stade ou la colère et la détresse doivent être utilisées rationnellement sinon c'est pour rien qu'elles existent.
Juliette, 64 ans, 7 traitements en 13 ans, un homme mort à 42 ans après une transplantation du foie suite à une hépatite B, Juliette à les mêmes troubles que moi, elle me téléphone et je lui remonte le moral pendant une heure deux fois minimum par semaine. Huitième mois de traitement, les 4 1er mois à la bi classique, et au Peg/riba maintenant. Elle pose les questions que je lui suggère au professeur qui la soigne, la réponse est toujours la même :
"- Les médicaments qui font remonter les leucos, j'en ai entendu parler, mais on n'a pas assez de recul sur le sujet, l'EPO, on n'a pas le droit, ça coûte cher!"
Ma Juliette lui répond que rien que cette année elle s'est déjà fourgué pour 100 000 FR de produit dans les fesses et que la seule réponse qu'elle obtient c'est d'arrêter parce "qu'on n'a pas assez de recul ou qu'on a pas le droit ou que ça coûte…", elle lui demande : "à combien il fait la transplantation et s'il y a des prix pour les associations."
Moi, je suis bien à SOS, je ne veux pas aller à "Transhépate", ils sont sympas, mais sans moi, vraiment.
Sincèrement, nous avons entre les mains à peu près toutes les infos qui existent sur la maladie, on en sait autant qu'un hépato moyen, plus qu'un généraliste et ça sert à quoi?
On pense s'en sortir en collectionnant de l'info mais on se retrouve sur nos bécanes avec les mêmes manques qui ne relèvent pas de l'info mais de l'action. Sérieusement faudrait qu'on bouscule un peu cette politesse glacée et brillante comme un foie stéatosé. Il faudrait réussir à passer notre message dans les milieux autorisés (à ignorer nos problèmes).
Qui a des nouvelles fraîches et précises sur les essais d'autres molécules pour qu'on s'encule?
Qui sait où en sont les antisens, le vaccin ADN, les médicaments anti-fibrosants, le décorticage des parties encore non explorées de l'ARN du virus?
 Personnellement, les problèmes du traitement, je m'en tape comme de ma première éjaculation précoce, ce qui compte c'est comment les abolir. Putain de moine, on le sait, ce n'est pas du rêve, ça existe! Faudra-t-il que quelqu'un fasse une grève de la faim en ne buvant que de l'Interféron 2a ou 2b, (Jackie, je te laisse le choix, c'est la même merde) et en ne mangeant que de la Riba pour qu'une sommité hépatique se penche sur le problème. On se conduit en victime, on ne supporte pas alors on arrête. Quand on ne supporte pas le champagne on boit du bourgogne; quand on ne supporte pas l'aspirine on prend du paracétamol. Quand on ne supporte plus sa femme, on en change (là c'est peut-être une connerie).
Bon, j'ai du mal à aligner trois idées, je suis un peu dans le ressassement, le taux de neurones est-il proportionnel au taux de polynucléaires neutrophiles? Qui a marché sur mes plaquettes? 800 leucos, ça fait combien en euros? Et en francs suisses ? Pourquoi les francs sont-ils suisses alors que les Suisses ne sont pas francs? Où se cachent les érythrocytes pour mourir? J'échange un lot d'éosinophiles ayant peu servi contre des lymphocytes sauvages, non dressés. La question primordiale pour moi en cet instant est :" Vais-je m'inscrire à " La Pédale Champagnolaise" (sic) pour avoir de l'EPO lors du critérium de la Barroche, 180 km en boucle entre Billecul (si ça existe) et Longcochon, (désolé mais ça existe aussi) en passant par Mesnoies sous Verge (regardez dans l'annuaire du Jura).
Pour ce qui est de la dépression, car c'est aussi de ça qu'il s'agit dans les effets du traitement, mais aussi dans les effets de la maladie, nous ne savons pas faire la différence entre l'état de guérison et l'avant maladie nous ignorons que la guérison est un compromis.
Plusieurs réponses possibles sont proposées quand le patient a accepté de reconnaître qu'il souffre de dépression, ou qu'on lui a donné les moyens de le constater. La psychologie comportementale, les groupes de parole, la psychiatrie, les molécules. A la base nous vivons un conflit avec nous-même, les approches en vue de le résoudre sont très différentes mais ont le même but.
L'approche conflictuelle de la pathologie mentale est évidemment représentée par la psychanalyse. « La cure psychanalytique nous a montré qu'il nous faut vivre avec l'ombre du désespoir. Nos démons ne peuvent être ni expulsés ni étouffés : ils nous sont précieux comme un attribut de l'existence humaine. Si nous savons vivre avec eux, ils finissent par nous aider. » Nous sommes dans la problématique du réaménagement du rapport à soi et non dans celle de la recherche du bien-être. La visée de guérison est amenée à relativiser la part du bien-être (animal) au profit de la liberté (humaine). Le malade est plutôt un sujet souffrant qui ne peut se reconnaître guéri qu'en intégrant la maladie dans son expérience et son histoire propre. On ne se débarrasse pas de la maladie même en étant guéri, on la maîtrise, l'apprivoise, l'utilise.
L'idée de guérison se caractérise non par un retour en arrière, d'avant la maladie, mais par le fait que le médecin, le psychothérapeute ou la molécule deviennent inutiles. Or ce moment est évidemment délicat à cerner et suppose une sorte de sagesse pratique, un compromis auquel le sujet participe avec l'aide de son thérapeute. Mais on n’est pas dans l’urgence ni dans les effets indésirables d’un traitement par Interféron.
Le rôle du médecin est de pratiquer une pédagogie de la guérison : Cette pédagogie devrait tendre à obtenir la reconnaissance par le sujet de ce fait qu'aucune technique, aucune institution, présentes ou à venir, ne lui assureront l'intégrité garantie de ses pouvoirs de relation aux hommes et aux choses.
Cette limitation est inhérente au vivant, elle en est la loi naturelle : « La santé d'après la guérison n'est pas la santé antérieure. La conscience lucide du fait que guérir n'est pas revenir aide le malade dans sa recherche de moindre renonciation possible, en le libérant de la fixation à un état antérieur. » Il n'y a pas de guérison sans un travail, sans une élaboration, sans un récit, une fiction précisément dans laquelle la personne est impliquée parce qu'il y a un Je.
Le bien-être n'est pas la guérison, parce que guérir, c'est être capable de souffrir, de tolérer la souffrance. Être guéri de ce point de vue, ce n'est en effet pas être heureux, c'est être libre, c'est-à-dire retrouver un pouvoir sur soi permettant « de se décider pour ceci ou pour cela ». Si l'on accepte l'idée que la santé est la capacité à dépasser ses propres normes, il faut distinguer le bonheur de la liberté et le bien-être de la guérison. Si l'homme en bonne santé tolère des secousses multiples et doit pouvoir dépasser ses propres normes, j'ajouterai qu'en matière de désordre psychique il ne peut le faire que parce qu'il est conflictuel. Le conflit est à la fois moteur et frein.
Du côté de la psychanalyse, le fait d'acquérir une plus grande lucidité est soupçonné de ne point conduire à la guérison, du côté psychiatrique, l'abandon du conflit au profit du bien-être fait rater la guérison. L'ensemble des éléments qui ont fait sortir la psychiatrie de la référence à un sujet malade contribue à une déclinaison des traitements entre une gestion fine des humeurs et un maintien de l'idée de guérison. La première est dans l'horizon d'un bien-être, d'une qualité de vie qu'on peut également regarder comme une dépendance, la seconde dans une perspective où la liberté de se décider pour ceci ou pour cela domine celle du bien-être. On ne peut sans doute faire comme si on pouvait délivrer l'homme de ses conflits, ainsi que le montre fort concrètement la tendance à la chronicisation de la dépression sur le front du déficit, mais on ne peut pas non plus faire comme si l'on n'avait que du conflit, parce qu'aux pathologies narcissiques, dont le repérage est sans doute favorisé par la domination des normes d'initiative sur celles d'interdiction, s'ajoutent de multiples souffrances psychiques résultant de la précarisation de la vie et que se diffusent des formes de désespoir qui ne sont souvent pas l'expression de conflits. Plus encore, elles ne sont souvent pas des pathologies du tout.
L'homme pathologique d'aujourd'hui est plus un traumatisé qu'un névrosé (ou un psychotique), il est bousculé, vide et agité. Et, dans les situations de précarité, il remplit difficilement les conditions matérielles, sociales et psychologiques pour accéder au registre du conflit. Les nouvelles menaces intérieures et leurs traitements dessinent un individu dont l'identité interne est chroniquement fragilisée, mais qui est parfaitement accompagnable sur la longue durée.
Le débat entre la spécificité et la non-spécificité d'une thérapie est désormais réglé : la non-spécificité a remporté la victoire. Les nouvelles molécules sont plus les psychic energizers de Kline que les thymoanaleptiques de Kuhn. Le nombre d'occidentaux addicts au Prozac le prouve. En agissant sur la plupart des troubles mentaux non psychotiques, ils sont de véritables aspirines de l'esprit.
Mais cette victoire s'opère dans un contexte d'allongement démesuré des chimiothérapies. Les améliorations apportées à ces molécules en font aujourd'hui des médicaments « idéaux », mais à condition de préciser qu'ils sont idéaux pour une maladie chronique. Cette redéfinition « fait passer la pilule » de l'insuffisante efficacité curative des molécules, au sens où elles débarrasseraient la personne de l'atteinte mentale. L'individu d'aujourd'hui n'est ni malade ni guéri. Il est inscrit dans de multiples programmes de maintenance.
Nous pouvons désormais mieux voir comment l'histoire de la dépression met en lumière le type de personne que nous sommes devenus dans la foulée des exigences de la libération psychique et de l'initiative individuelle. La dépression est à l'insuffisance ce que la folie est à la raison et la névrose au conflit. La dépression est le médiateur historique qui fait reculer l'homme conflictuel, guetté par la névrose, au profit de l'homme fusionnel, à la recherche de sensations pour surmonter une intranquillité permanente.
Le déficit comblé, l'apathie stimulée, l'impulsion régulée, la compulsion surmontée, font de la dépendance l'envers de la dépression. L'évangile de l'épanouissement personnel dans une main, le culte de la performance dans l'autre, le conflit ne disparaît pas, mais il perd de son évidence, il n'est plus un guide sûr.
En passant du carrefour au fourre-tout pour finir par se fragmenter dans les dimensions, les dysthymies et l'anxiodépressif, la dépression regroupe aujourd'hui un ensemble de difficultés personnelles concernant tous les aspects douloureux de la vie. Elle parcourt la ligne de l'existence en donnant un nom générique à la plupart des troubles de l'humeur et des dysfonctionnements de l'action. La difficulté à définir la maladie trompeuse a autorisé une extrême plasticité de ses usages. Son noyau, inconnu, est tenace au point de la rendre au mieux très récidivante, au pire chronique. Les traitements de maintenance, même s'ils font encore l'objet de discussions, sont largement approuvés. Les antidépresseurs ont des effets sur une large gamme de symptômes et ne rendent plus nécessaire un diagnostic fondé sur l'étiologie. Mais en échange de l'abandon de l'étiologie, la maladie se trouve placée aux confins de la personne qui est pathologique et de la personne qui a une pathologie.
 Quand la nature n'est plus un socle, la maladie n'est plus un critère
Le cas de la dépression montre que l'évolution de la psychiatrie est parcourue par les mêmes tendances que les autres sciences de la vie, à savoir que l'on peut agir sur la nature, en l'occurrence psychique, et pas seulement sur des maladies ou des dysfonctionnements héréditaires qu'on devait subir tant bien que mal. La donne a changé pour le vivant, mais le problème pour la psychiatrie est que ces maladies sont « spéciales ». Elle concerne les usages possibles de la notion de personnalité à travers deux questions qui sous-tendent l'histoire biologique, médicale et psychopathologique de la dépression : Que soigne-t-on ? Qui guérit-on ?
Les approches syndromiques ou dimensionnelles ont fourni les outils d'une fidélité descriptive indispensable à la recherche épidémiologique et pharmacologique, mais n'ont guère amélioré les possibilités de guérir. Il en va de même des progrès de la neurobiologie et de la pharmacologie. Pire, la psychiatrie universitaire se voit réduite à prendre l'exemple du diabète insulinodépendant pour justifier la chronicité — elle aurait pu prendre celui des psychoses, mais cela aurait été, on l'imagine ! du plus mauvais effet sur la clientèle. Il est difficile de ne pas constater un échec global de ce programme, mais échec en un sens précis : il n'a pas réussi à faire progresser la guérison. Il vaut mieux le reconnaître carrément pour au moins une raison : on peut en tirer des conséquences sur la signification de ce qui se passe et mieux comprendre au nom de quelle référence commune nous voulons ceci et nous ne voulons pas cela.
La dépression et l'addiction sont les noms donnés à l'immaîtrisable quand il ne s'agit plus de conquérir sa liberté, mais de devenir soi et de prendre l'initiative d'agir. Elles nous rappellent que l'inconnu est constitutif de la personne, aujourd'hui comme hier. Il peut se modifier, mais guère disparaître — c'est pourquoi on ne quitte jamais l'humain. Telle est la leçon de la dépression. L'impossibilité de réduire totalement la distance de soi à soi est inhérente à une expérience anthropologique dans laquelle l'homme est propriétaire de lui-même et source individuelle de son action.
La dépression est le garde-fou de l'homme sans guide, et pas seulement sa misère, elle est la contrepartie du déploiement de son énergie. Les notions de projet, de motivation ou de communication dominent notre culture normative. Elles sont les mots de passe de l'époque. Or la dépression est une pathologie du temps (le déprimé est sans avenir) et une pathologie de la motivation (le déprimé est sans énergie, son mouvement est ralenti, et sa parole lente). Le déprimé formule difficilement des projets, il lui manque l'énergie et la motivation minimales pour le faire.
Inhibé, impulsif ou compulsif, il communique mal avec lui-même et avec les autres. Défaut de projet, défaut de motivation, défaut de communication, le déprimé est l'envers exact de nos normes de socialisation. Ne nous étonnons pas de voir exploser, dans la psychiatrie comme dans le langage commun, l'usage des termes dépression et addiction, car la responsabilité s'assume, alors que ses pathologies se soignent.
Si, comme le pensait Freud, "l'homme devient névrosé parce qu'il ne peut supporter le degré de renoncement exigé par la société", il devient déprimé parce qu'il doit supporter l'illusion que tout lui est possible. La responsabilité de l'image de l'homme idéal véhiculée par la société est évidente dans l'émergence de la dépression.
Salut et fraternité, je ne peux pas plus. Beaucoup de citations sont empruntées à  Philippe Pignarre.
 
 
 
 
Par Billy Rubin - Publié dans : hepatite-c
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Lundi 13 mars 2006 1 13 /03 /2006 18:27
Le traitement à la carte ?
 
Après la PCR S12, la PCR S4 une carte maîtresse ?
 
 
Une PCR S4 négative a une excellente valeur prédictive positive : 91% quelque soit le génotype
 
 
 
 
Si PCR+ S4, proposer 72 plutôt que 48 semaines de traitement  pour les Génotypes 1?
Sanchez-Tapias et al, Barcelone, abstr 126 AASLD
Gain significatif de 16% pour les génotypes 1 si on poursuit le traitement 72 semaines
  
 
Pour les Génotypes 2,3 si PCR S4< 600 UI 16 versus 24 semaines de traitement ?
Von Wagner et al, Hambourg, abstr LB02 AASLD
En cas de PCR S4-, les Génotypes 2 et 3 à CV basse pourraient n?être traités que 16 semaines
Les Génotypes 3 à CV élevée doivent être traités au moins 24 semaines
 
 
  
 
Le cas particulier des génotypes 3 charge virale élevée?
Faut-il traiter 12 mois comme les Génotypes non 2 non 3?
 
 
Comme on le voit il faut faire maintenant des traitements à la carte en se servant des charges virales comme facteurs prédictifs de bonne réponse.
Par Billy Rubin - Publié dans : hepatite-c
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Vendredi 24 février 2006 5 24 /02 /2006 13:01
L?hépatite B aiguë en France : aspects épidémiologiques

Hépato-Gastro. Volume 13, Numéro 1, 51-61, janvier février 2006, Mini-revue

Résumé  
 

Auteur(s) : Denise Antona , Département des maladies infectieuses, Institut de veille sanitaire, 12, rue du Val d?Osne, 94415 St Maurice Cedex.
 

Résumé : Avec plus de 350 millions de porteurs chroniques du virus, l?hépatite B représente l?un des principaux problèmes de santé publique dans le monde. Après un bref rappel du contexte épidémiologique de la maladie, sont décrites ici les données actuellement disponibles après un an de mise en place de la déclaration obligatoire de l?hépatite B aiguë en France. Cent cinquante-huit déclarations d?hépatites B aiguës symptomatiques ont pu être décrites. Si ces déclarations ne sont pas exhaustives, ces premières données sont toutefois en faveur d?une incidence très vraisemblablement inférieure à celle estimée au début des années 1990, avec une diminution de la contribution des jeunes adultes âgés de moins de 30 ans, population très largement vaccinée entre 1994 et 1998. Les facteurs de risque sont sensiblement les mêmes que ceux décrits avant la vaccination. Toutefois, il convient de rappeler que cette diminution d?incidence du nombre des personnes ayant une infection chronique par le VHB, qui constituent le réservoir d?infection et chez qui surviendront les complications tardives (cirrhose, carcinome hépatocellulaire). Il paraît très important d?améliorer les performances de la déclaration, mais surtout ces premiers résultats montrent que plus de la moitié des cas notifiés auraient pu être évités si les recommandations de vaccination en vigueur avaient été respectées, et la dépistage autour d?un cas renforcé. Les actions de prévention mais plus particulièrement le respect du calendrier vaccinal et l?application des recommandations de vaccination des personnes à risque doivent donc être rappelés et renforcés.

Mots-clés : hépatite B aiguë, France, transmission sexuelle, vaccination
ARTICLE
Auteur(s) : Denise Antona
Département des maladies infectieuses, Institut de veille sanitaire, 12, rue du Val d?Osne, 94415 St Maurice Cedex
L?infection par le virus de l?hépatite B (VHB) constitue un problème de santé publique au niveau mondial, et l?on estime actuellement à deux milliards le nombre d?habitants de la planète ayant été infectés au cours de leur vie. Le VHB est un virus à ADN, appartenant à la famille des Hepdnaviridae et au genre Orthohépadnavirus, et son réservoir est humain. La maladie est ubiquitaire, évolue sur un mode endémique, sans grandes variations saisonnières. L?infection se caractérise par une hépatite aiguë, très rarement symptomatique avant l?âge de 5 ans. L?évolution se fait vers une résolution spontanée dans une grande majorité de cas, mais deux types de complications peuvent survenir, en faisant toute la gravité. D?une part, l?évolution vers une forme fulminante d?hépatite (moins de 1 % des cas symptomatiques), d?autre part, l?incapacité du système immunitaire de se débarrasser du virus entraînant alors pour les patients un passage à la chronicité avec le risque d?évolution vers une cirrhose et une dégénérescence en carcinome hépatocellulaire [1].Deux indicateurs sont utilisés pour surveiller la morbidité liée au VHB : la prévalence de l?antigène HBs qui mesure le réservoir de virus et permet d?estimer le nombre attendu de complications liées au portage chronique, et l?incidence des formes aiguës qui mesure la circulation virale dans la population.
Contexte épidémiologique
Il existe environ 350 millions de porteurs chroniques de l?antigène HBs (Ag HBs) dans le monde, constituant un réservoir permettant la continuité de la transmission virale [1]. L?infectiosité du virus de l?hépatite B s?explique par sa présence dans la plupart des liquides biologiques des personnes infectées : 108 à 109 virions par millilitre dans le sang, 106 à 107 dans le sperme et les sécrétions vaginales, 105 à 107 dans la salive. Les données de surveillance des années 1980 ont montré qu?il existait 4 principaux modes de contamination :
  • ? les relations sexuelles, hétéro- ou homosexuelles ;
  • ? les contacts avec du sang ou des dérivés du sang, lors d?actes médicaux (actes invasifs, transfusion sanguine, chirurgie, hémodialyse, acupuncture, etc.), ou liés à la toxicomanie intraveineuse, à la pratique de tatouages ou de piercing. Il existe des contaminations professionnelles pour les soignants, mais aussi, plus rarement, soignant-soigné à partir de personnels de santé porteurs du VHB ;
  • ? la transmission de la mère à l?enfant pendant l?accouchement ;
  • ? les contacts proches, mais autres que sexuels, avec un porteur du VHB, essentiellement intrafamiliaux, liés à une perte d?intégrité cutanéomuqueuse, par contact direct ou par l?intermédiaire d?effets personnels (brosse à dents, rasoir, etc.).
Toutefois, dans environ 30 % des cas, le mode de contamination n?est pas identifié.
L?âge à l?infection joue un rôle important quant à l?expression clinique de la maladie (le plus souvent asymptomatique chez le jeune enfant), mais aussi vis-à-vis du risque de passage à la chronicité (tableau 1( Tableau 1 ) et ( figure 1 )) [3].
Figure 1 Évolution des hépatites B aiguës selon l?âge à l?infection (d?après [3]).
 
La distribution de la prévalence du portage de l?Ag HBs permet de diviser la planète en 3 zones de prévalences différentes, correspondant à des modes de transmission et des niveaux de risque différents (( figure 2 )) [1]. Dans les zones de forte endémie, où la prévalence de l?Ag HBs est supérieure à 8 % (Afrique subsaharienne, Asie du Sud-Est, Chine méridionale, bassin amazonien, soit environ 45 % de la population mondiale), le risque d?acquérir l?infection au cours d?une vie entière est supérieur à 60 % et la majorité des cas sont contaminés à la naissance ou au cours des premières années de vie. Quarante-trois pour cent de la population vit dans des zones de prévalence intermédiaire comprise entre 2 et 7 % (Proche-Orient, Amérique Centrale et du Sud, Asie Centrale, sous-continent Indien, certains pays de l?Europe du Sud et de l?Est). Dans cette zone de prévalence intermédiaire, le risque d?acquérir l?infection au cours d?une vie entière est compris entre 20 et 60 %, et la contamination survient à tous les âges de la vie. Douze pour cent de la population vit en zone de faible endémicité avec une prévalence < 2 %, zone incluant essentiellement les pays industrialisés (Europe de l?Ouest et du Nord, Amérique du Nord, Australie). Le risque d?acquérir l?infection au cours d?une vie entière est inférieur à 20 %, et la contamination survient surtout à l?âge adulte [4].
Figure 2 
 
En Europe, l?incidence varie selon la zone géographique : dans sa partie occidentale, l?incidence en population générale est estimée à environ 1 pour 100?000 dans les pays scandinaves et au Royaume-Uni et à 6 pour 100?000 dans les pays du sud de l?Europe. En Europe Centrale, l?incidence est d?environ 20 pour 100?000. La région Europe de l?OMS inclut aussi des pays d?Asie Centrale, pays pour lesquels l?incidence varie de 27 à 400 cas par an pour 100?000 habitants [5]. L?intégration de la vaccination contre l?hépatite B dans les calendriers nationaux des pays de la région Europe de l?OMS au cours de ces 10 dernières années concernait 41 pays sur 51, fin 2002. À titre d?exemple, en Italie, la politique vaccinale inclut la vaccination des nouveau-nés et des adolescents (obligatoire depuis 1991), et la gratuité de la vaccination pour les groupes à risque. La couverture vaccinale nationale est estimée à 94 % chez les moins de 2 ans aussi bien que chez les adolescents (avec un gradient Nord-Sud de 100 % à 89 %). L?incidence globale est passée de 5,4 cas pour 100?000 en 1990, à 2 pour 100?000 en 2000. Il est noté une plus grande diminution de l?incidence dans la population des 15-24 ans pour lesquels au cours de la même période, les chiffres d?incidence sont passés de 17,3 à 2 pour 100?000 [6].
Aux États-Unis, l?incidence des cas notifiés en population générale a diminué de 8,4 pour 100?000 en 1990 à 2,8 pour 100?000 en 2002 (respectivement 21?102 et 8?064 cas déclarés) [7]. La vaccination contre l?hépatite B a été mise en place en 1982, ciblant les groupes à risque dans un premier temps, puis les nourrissons à partir de 1991. L?évolution des couvertures vaccinales des enfants âgés de 19 à 35 mois et celle de l?incidence des hépatites aiguës chez les enfants âgés d?un à neuf ans sont reportées sur la ( figure 3 ), montrant une très nette diminution de l?incidence chez les enfants de moins de 10 ans [8].
Figure 3 Notification des hépatites aiguës B dans la population des enfants âgés de 1 à 9 ans et couverture vaccinale des nourrissons âgés de 19 à 35 mois, USA, 1986?2000. D?après [8].
Au Canada, selon les données du Registre national des maladies à déclaration obligatoire, en 1998-1999 le taux d?incidence de l?hépatite B aiguë a été estimé à 2,3 pour 100?000 [9]. Le taux est plus élevé chez les hommes (3 pour 100?000) que chez les femmes (1,5 pour 100?000). Les taux d?incidence selon l?âge sont faibles chez les moins de 15 ans et augmentent rapidement pour atteindre un sommet dans le groupe des 30 à 39 ans (6,1 pour 100?000), suivi par le groupe des 15-29 ans (2,7 pour 100?000) et des 40 à 59 ans (1,8 pour 100?000) ; le taux diminue ensuite pour être faible chez les plus de 59 ans. L?usage de drogues injectables est responsable de 34 % des infections aiguës, la présence de nombreux partenaires sexuels de 24 % des cas alors que les relations sexuelles avec un seul partenaire infecté par le VHB ont été mises en cause dans 12 % des cas ; 30 % des cas n?ont pas de facteur de risque identifié.

Tableau 1 Symptomatologie et évolution des hépatites B en fonction de l?âge à la contamination (d?après [2]).
 
Âge
Formes aiguës symptomatiques (%)
Passage à la chronicité (%)
Naissance
0
90
0-6 mois
0
80
7-12 mois
0
50
1-4 ans
10
30
? 5 ans
30 à 50
5 à 10
Situation en France
La France fait partie des pays de faible endémie pour le virus de l?hépatite B. Les résultats préliminaires d?une enquête nationale de prévalence du taux de portage de l?Ag HBs réalisée en 2003-2004 chez les assurés sociaux adultes estiment à environ 0,65 % le taux de prévalence du portage chronique du VHB, alors que diverses études réalisées dans les années 1990 l?avaient évalué entre 0,2 % et 0,5 % [10], et qu?il avait probablement été alors sous-estimé (rapport préliminaire disponible sur le site de l?Institut de veille sanitaire [11]).
En ce qui concerne la mesure de l?incidence, la déclaration obligatoire (DO) des infections aiguës par le virus de l?hépatite B a été réintroduite en 2003, après avoir été suspendue en 1985. Entre ces dates, les données sur l?incidence provenaient de deux systèmes de surveillance : le réseau des laboratoires de la Communauté urbaine de Lyon (Courly) et le réseau « Sentinelles » des médecins généralistes (Inserm U707), seul réseau encore en place au début des années 2000. Ces données de surveillance indiquaient une nette diminution du taux d?incidence de l?hépatite B au cours de la période 1986-1996 (( figure 4 )) [10]. L?incidence de l?hépatite B aiguë symptomatique observée par l?Inserm en 1996, était estimée à 6 nouveaux cas pour 100?000 habitants par an, avec un intervalle de confiance à 95 % allant de 2 à 12 (soit entre environ 1?200 et 8?000 nouveaux cas par an) [12].
Ce sont les données de cette première année de reprise de la déclaration obligatoire des cas d?hépatite aiguë B symptomatique que nous présentons ci après.
Figure 4 Incidence de l?hépatite B aiguë en France métropolitaine (réseau Sentinelles), 1991-1996 et dans la Communauté urbaine de Lyon (COURLY), 1983?1997.
Méthodes de surveillance
Depuis 1997, le très petit nombre de cas identifiés par les médecins sentinelles ne permet plus d?estimer l?incidence nationale de l?infection avec une précision satisfaisante. Un groupe de travail multidisciplinaire coordonné par le RNSP puis l?InVS, a été alors mis en place pour établir les modalités pratiques de la DO. Un travail complexe concernant les processus d?anonymisation des nouvelles DO du VIH et du VHB, ainsi que la révision de toutes les déclarations obligatoires, n?ont pas permis que ce système soit effectif avant le 1er mars 2003.
L?objectif de cette surveillance est de contribuer à l?évaluation de l?impact des politiques de prévention, en estimant l?incidence des formes aiguës confirmées par la biologie, en suivant les tendances dans le temps, dans l?espace et en fonction des caractéristiques des personnes infectées.
Le signalement en urgence d?un cas d?hépatite B aiguë n?est pas requis, car la découverte d?un cas ne nécessite pas la mise en place de mesures immédiates de la part des autorités sanitaires. Cependant, tout épisode d?un ou plusieurs cas d?hépatite B aiguë résultant d?une transmission nosocomiale est à signaler rapidement. Ce signalement doit être fait par l?établissement de santé qui le constate, à la Ddass et au Centre de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales (Cclin) de sa région.
Un cas d?hépatite B aiguë est défini comme toute personne chez qui des immunoglobulines M. anti-HBc sont détectées pour la première fois ; à défaut, si les IgM anti-HBc ne sont pas testées, un cas est défini par toute détection d?antigène HBs et d?anticorps anti-HBc totaux dans un contexte d?hépatite aiguë (augmentation importante des ALAT avec ou sans ictère).
Le biologiste initie la notification en adressant un feuillet de déclaration au médecin inspecteur de la Ddass ainsi qu?un double au médecin prescripteur. Celui-ci complète les variables épidémiologiques : la clinique (en particulier, c?est lui qui précise le caractère aigu ou non de l?hépatite ou bien l?existence d?une réactivation), le statut vaccinal, les expositions potentielles dans les 6 mois précédant l?hépatite aiguë). Le médecin prescripteur renvoie ce double complété au médecin inspecteur de la Ddass, qui valide et couple les 2 feuillets de déclaration avant envoi à l?InVS dans un délai qui ne doit pas excéder 3 mois, permettant ainsi une validation au niveau national (( encadré ci-dessus )).
Résultats
Un total de 418 notifications est parvenu à l?InVS pour la période du 1er mars 2003 au 1er mars 2004, mais seules 158 (38 %) concernaient des cas d?hépatite aiguë selon les critères retenus dans la DO, dont 13 pour lesquelles seule la fiche de DO du biologiste était disponible. Le détail de ces notifications figure ci-après.
Description des 418 notifications reçues
Sur les 418 notifications reçues, 260 ont donc dû être exclues : 8 cas ont été considérés comme des hépatites aiguës possibles sur la biologie seule, mais les éléments disponibles ne permettaient pas de trancher entre une hépatite aiguë et une réactivation et elles n?ont pas été retenues ; 57 cas étaient des hépatites chroniques confirmées par le prescripteur, (dont 22 réactivations), auxquels s?ajoutent 9 cas de réactivation suspectés sur la seule biologie. Cent soixante-cinq étaient des déclarations ne correspondant pas aux critères de DO (avec seul l?Ag HBs positif, dont 87 déclarations émanant d?un même laboratoire qui a déclaré toute nouvelle recherche positive d?Ag HBs), et deux concernaient des ressortissants étrangers ayant bénéficié d?une greffe hépatique pour hépatite aiguë B fulminante. Enfin, pour 19 notifications, les renseignements étaient insuffisants, avec des résultats biologiques ininterprétables et l?impossibilité de retrouver le prescripteur.
Le délai médian entre la date de sérologie et la réception des fiches par l?InVS (après avoir été validées par les Ddass) est de 99 jours (extrêmes allant de 8 à 474 jours). Ce long délai est lié à plusieurs facteurs : la difficulté des Ddass à coupler et valider les fiches, en particulier pour récupérer le double de la fiche de déclaration complétée par le prescripteur. Cette difficulté peut être liée à un non-renvoi de la fiche par le prescripteur en raison d?une pathologie VHB ancienne, ou bien à l?absence d?identification de prescripteur précis (en particulier dans les services hospitaliers), retardant la validation et la rendant extrêmement laborieuse voire impossible par la Ddass dans un premier temps, puis dans un deuxième temps par l?InVS.
Description des 158 cas d?hépatite B aiguë
À l?exception des départements d?Ile de France pour lesquels le nombre de déclarations varie de 0 à 18, le nombre de cas notifiés reçu par département varie de 0 à 6 (( figure 5 )).
Figure 5 Distribution des cas d?hépatite B aiguë, par département de résidence, France, mars 2003-février 2004.
Le prescripteur est un médecin hospitalier pour 91 cas (58 %), un médecin libéral pour 67 cas (42 %). Le laboratoire concerné est hospitalier pour 93 cas (59 %), et un laboratoire de ville pour 67 cas (41 %).
La distribution des cas dans le temps ne montre pas de saisonnalité apparente, ni ne reflète d?augmentation au cours de la période de mise en place.
Le sex ratio est de 2,95 (118 hommes pour 40 femmes). La distribution des cas selon la classe d?âge est comparable entre les sexes (( figure 6 )) avec la majorité des cas observés dans la classe d?âge 30-39 ans (28,5 % du total des cas et 22 % pour les hommes) suivie par les 40-49 ans (24,7 % du total des cas et 20 % pour les hommes). Les moyennes d?âge et les médianes sont proches (moyennes respectivement à 38 ans pour les hommes et 39 ans pour les femmes avec des médianes respectives de 37 et 36 ans).
Figure 6 Distribution des cas d?hépatite B aiguë, selon l?âge et le sexe, France, mars 2003-février 2004.
Pour 140 cas (88 %), la valeur des ALAT était au moins 10 fois supérieure à la normale, dont 13 (8 %), supérieure à 100 fois la normale du laboratoire.
Pour 13 notifications, les informations épidémiologiques n?ont pas pu être complétées. L?analyse des signes cliniques, du statut vaccinal et des facteurs de risque potentiels a donc pu être réalisée pour 145 des 158 DO (92 %). Ainsi, un ictère était retrouvé pour 100 cas (69 %) et 67 patients (46 %) ont été hospitalisés, dont 3 (2 %) pour hépatite fulminante (sur ces 3 cas, 2 sont décédés). Sur l?ensemble des cas, 2 patients avaient été vaccinés, l?un avait reçu 3 doses de vaccin en 1996 et le second 4 doses en 1995. Il s?agissait de 2 hommes, âgés respectivement de 45 et 34 ans, ayant des rapports sexuels avec d?autres hommes ainsi que des partenaires multiples ; le second a également signalé un cas familial d?hépatite B aiguë dans les 6 derniers mois. Un 3e cas, âgé de 49 ans n?avait reçu qu?une seule dose de vaccin en 1998.
Le tableau 2 liste les facteurs de risque potentiels au cours des 6 mois précédents, tels qu?ils ont été cités sur les déclarations. Plusieurs facteurs pouvaient être signalés, et leur mention ne permet pas de préjuger d?un mode de transmission effectif pour chacun des cas.
Parmi 145 cas déclarés, 43 (29,6 %) n?ont pas de facteur de risque identifié au cours des 6 derniers mois, 64 cas ont précisé un seul facteur de risque (44,1 %) et 38 en ont 2 ou plus (26,3 %).

Tableau 2 Facteurs de risque potentiels au cours des 6 mois précédant les cas (145 cas d?hépatite B aiguë).
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Facteurs de risque
Nombre de cas
%
Aucun
43
29,6 %
Profession exposéea
4
2,7 %
Usage de drogues
9
6,2 %
Intraveineuses
8
5,5 %
Pernasales
4
2,8 %
Soins invasifsb
15
10,3 %
Transfusionc
3
2,1 %
Chirurgie
7
4,9 %
Exploration invasive
7
4,9 %
Dialyse
3
2,1 %
Soins dentaires
15
10,3 %
Autresd
3
2,1 %
Tatouage, piercing
5
3,4 %
Risque sexuele
59
40,6 %
Partenaires multiples
39
26,9 %
Homme ayant des rapports sexuels avec un homme
23
15,9 %
Partenaire positif
17
11,7 %
Exposition familiale
Par Billy Rubin - Publié dans : hepatite-c
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