Dimanche 16 octobre 2005 7 16 /10 /Oct /2005 00:00

Après le traitement

 

 

Après le traitement

J'irai voir ailleurs
 

 

Comme c'est plus grand
 

  

Et meilleur.

 

Sur la ligne Greyhound Bus

 

De Nashville à Dallas
 

 

On peut voir des petites puces
 

 

Et puis de grosses pétasses
 

 

 

En fleurs

 

 

Sur le Transsibérien de Irkoutsk

 

A Chongjin
 

 

Les filles sont nourries
 

 

De bortsch avec du pain
 

  

Au beurre

 

 

 

J'irai à Frankfort

 

État du Kentucky
 

 

Y manger des pieds de porc
 

  

Frits

 

Puis j'irai en Corée

M'les rouler au printemps
 

 

Et je mangerai des nems
 

  

Craquants

 

 

Quand je serai guéri

 

Je quitterai ma guérite
 

 

Pour aller me taper
 

 

Marguerite

 

Quand j'irai beaucoup mieux

 

J'essuierai des regards
 

 

Envieux

 Devant les bars

 

 

 

A vin vieux

 

  

On me mettra dehors

 

A cinq heures du matin
 

 

Mais je ferai très fort
 

 

Prendrai ma chose en main
 

 

Et pendant 30 secondes
 

 

Je pisserai sur le monde

 

 

Quand le virus

 

Sera viré
 

 

La ravissante vie russe
 

 Connaîtrai vite

Et me ferai Vodkaliner

 

 

 

La bite

 

 

Tirer un coup

 À Moscou

  

Prendre sa main

 

A Berlin
 

  

Rester assis

 

A Massy
 

 

  

Se faire aussi

 

dépecer
 

  À Passy

  

Voler

 

Rue de Rivoli
 

 

S'faire sucer dans le Sussex
 

 

Lessiver à Lhassa
 

 Saliver à Sarlat

 

Monter à Lima
  

  

Se faire lécher les nougats

 

À Ouagadougou
 

 Par les doudous

 

En Nouvelle Bretagne
  

 

Soulever des pagnes
 

 

Papoter les doudounes
 

 

D'une femme papous
 

 

A Rabaul
 

 

 

Jusqu'à en avoir ras-le-bol.

 

 

Mon foie reste cool

 

On va à LiverPool
 

 

Ça va baigner
 

 

Pour toi
 

 

Ça va saigner
 

 Parfois

 

 

 

Pale Ale, sensemilla

Whiskey Isle of Jura
 

 

Fish and chips enveloppés
 

 

Dans le journal financier
 

 

Tricky dans le walkman
 

 

Is super good for my man
 

 

 

Quand je serai guéri

 

J'irai cramer ma vie
 

 Quand je n'souffrirai plou

 

Je brûlerai d'un seul coup
  

 

Dès que je n'rouillerai plus
 

 

T'en auras plein la vue.
 

 

 Michel BONJOUR

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Billy Rubin - Publié dans : Poémes
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 16 octobre 2005 7 16 /10 /Oct /2005 00:00

1

« Je sais que la plupart des gens, y compris ceux qui sont à l’aise devant les problèmes de la plus grande complexité, acceptent rarement même la plus simple et la plus évidente des vérités si elle les oblige à admettre la fausseté des conclusions qu’ils se sont plu à expliquer à leurs collègues, qu’ils ont fièrement enseignées à d’autres, et qu’ils ont nouées, fil après fil, dans le tissus de leur existence. »

 

Léon Tolstoï

 Ceci est le journal de mon hépatite, je collerai un morceau de temps à autre.Ces écrits ont été réalisés 3 ans après mon 1 er traitement. Attendez pour vous faire une idée que je vous parle du 6e qui marche bien et vous verrez la différence entre un accompagnement, de l'information et rien.

 Le virus de l’hépatite C est un virus à ARN simple brin, (heureusement, tu le vois en plus compliqué comme une bête ?), de 50 à 60 nm de diamètre – j’ai regardé dans le dictionnaire, nm c’est nanomètre, un milliard de fois plus petit qu’un mètre) il est apparenté à la famille des  Flavivirus. Ces fumiers sont toute une tribu, plusieurs familles, on appelle une famille le génotype. Le mien est 3A. Le premier qui dit « coulé », je le mords ! Comment ai-je choppé cette merde ? Les toubibs n’en savent trop rien. Le plus vraisemblable serait les quatre ou cinq shoots que je me suis envoyé, il y a plus de dix ans. J’avais bien pensé au sida à l’époque mais, la ravissante femelle blaireau, avec qui j’avais échangé la shooteuse et des câlins, avait un beau test HIV tout neuf, il n’y avait aucun risque. Le problème ce n’est pas le nombre ; quatre ou cinq piquouses ou cent, une seule suffit et c’est souvent la première. Ça peut être aussi transmis par des soins dentaires ou un snif de cocke. Tu comprends maintenant, mon beau joujou délaissé, que j’avais d’autres préoccupations dans ma petite caboche de piaf. Je te raconte en gros comment ça a commencé :

 

La fatigue, la grosse fatigue, la méga fatigue. Il n’y a même pas de mots pour décrire une salope de fatigue comme cette pute là ! Tu ne peux même pas récupérer, insomnie, fatigue, abattement soudain, envie de rien, crise de larmes, colères brusques, sentiment d’être une merde de chien posée là. J’ai essayé d’en parler, j’ai vu un toubib parce qu’aussi, j’avais pour projet de me faire poser une prothèse de hanche. Je boitais sévèrement, le rhumatologue avait dépisté une coxarthrose évoluée, plus de cartilage sur la tête du fémur. Je pensais que c’était cette douleur permanente et ces difficultés de marche qui agissait sur mes nerfs et la fatigue. J ’ai exprimé à l’homme de l’art mes maux avec mes mots.

 - Moi aussi je suis fatigué Monsieur, il faut vous reposer, prendre un Xanax le soir et s’il n’y a pas d’amélioration dans un mois, je vous donnerai l’adresse d’un bon thérapeute. Nous allons commencer par une prise de sang pour faire une série d’analyses.

  

 

  C’est bien de rechercher à priori, parfois ça paye. Il y avait des trucs qui clochaient dans mon sang, je l’ai su en sortant du labo avec les résultats à la main, le lendemain. Sur la feuille, il y avait des chiffres en gras, d’autres en taille normale. Il y avait une colonne, à droite des résultats, qui donnait la norme. J ’y connais rien mais ce qui clochait était marqué en gras, 3600 leucocytes et la norme est de 4000 à 10000, 103000 plaquettes, il en faut 150 à 45000, et surtout les transaminases, 82 et la normale est entre 4 et 40. Il y avait aussi la gamma-GT et d’autres conneries avec des noms à la con. Je n’y comprenais rien mais flairais la patate. Le médecin m’a fait faire une autre série d’examens dont la recherche des hépatites (y’en a une tripotée à telle point qu’ils leur donnent des lettres et en sont à G).

 

  

Re-attente, résultats de nouveau décevant, taux de bilirubine, anticorps anti-VHC etc. Le toubib m’a adressé en consultation d’hépato-gastro-entérologie à l’hôpital Saint-Louis. Je suis ressorti un peu sonné, j’avais une hépatite C, il fallait me faire d’autres examens, on m’a prélevé encore du sang et donné un rendez-vous pour deux jours d’hospitalisation  en hôpital de jour pour des examens assez délicats. Je ne savais plus où j’en étais et j’ai décidé de commettre un acte désespéré. Après avoir réfléchi deux minutes, je suis passé à la Fnac où j’ai taxé un bouquin : « Les hépatites ».

 

   

Par Billy Rubin - Publié dans : hepatite-c
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Recherche

Présentation

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés