Mes ressources :
Musique :
L’écoute musicale que je pratique a l’avantage d’être gratuite et n’a pas besoin d’un thérapeute comme dans la musicothérapie. Vous n’êtes pas obligé de vous tapez de la musique new-âge ou des chants de baleine sous la direction d’un simili-gourou (bignole ou autre).
En effet, l'écoute musicale offre la possibilité d'exprimer ses émotions et son affectivité en se passant des mots. Mais la musique stimule aussi l'état émotionnel et améliore la confiance en soi, ce qui apaise certaines souffrances et permet de mieux communiquer.
La musique active également le cerveau, notamment les centres des émotions, avec de possibles répercussions sur les systèmes cardiovasculaire, respiratoire, musculaire.
Se choisir des musiques que vous allez tester dans des moments de grandes émotions. Lors de mon premier traitement, j’avais fait en observant mes réactions par rapport à mon état émotionnel, plusieurs piles de CD. Il y avait les CD pour la tristesse, pour la fatigue, le stress etc.
Exemples :
Pas la pêche : un boléro de Ravel assez fort. Sous sentez progressivement tous vos muscles et vos organes qui se réveillent. Ça me pousse même parfois à pousser des onomatopées pendant l’écoute.
Triste : Le concert de Cologne de Keith Jarret.
Stressé: The essential Bob Dylan avec entre autre: Not Dark Yet, Like A Rolling Stone.
Dans ma discothèque : Prokofiev : Alexandre Newski : Lieutenant Kijé, Roméo et Juliette, tout Gustav Mahler, Mozart, la 6e et 7e de Beethoven, Neil Young, Marais, Rameau, Arvo Pärt, John Surman : The adventures of Simon Simon, Private City et Road to Saint Yves et surtout Jan Garbarek avec Ustad Fathe Ali Kahn : Ragas and sagas, a mettre sur son lecteur réveil pour le matin.
A mon tout premier traitement, j’écoutais un groupe post-punk irlandais : « Therapy » et j’écrivais ceci :
« Thérapie », j’adore ce mot qui vient du grec soigner. Mon groupe de rock préféré c’est THERAPY. Dans un de leurs anciens albums, « Born in a crash » il y a une chanson qui m’obsède depuis quelque temps : Nausea.
Voici une traduction des paroles :
Nausée
Me voici
Comme je suis
Comme tu me l'as fait penser
je ne t'entends pas
je n'ai pas besoin de toi
je ne veux pas de toi
je…
je ne veux plus sentir
ceci est ceci
ceci est ça
pas mes baisers, juste mon poignet
je ne t'entends pas
je n'ai pas besoin de toi
je ne veux pas de toi
je…
je ne veux plus sentir
la maladie est en toi
Je la lui chante à « la C ». Oui, c’est comme ça que je l’appelle cette salope : « La C ». Lassé d’avoir la C, je me suis prélassé. La C, je ne t’entends pas, je n’ai pas besoin de toi, je ne veux pas de toi. Don’t wanna feel anymore… The sickness is inside you. Me voici comme je suis, je ne veux plus te sentir. Ma thérapie, c’est Therapy à fond la caisse, ça me remonte à mort. C’est aussi de ne pas me laisser aller et de mettre toutes les chances de mon côté pour virer la C. Balancer la C, épater la Tite C, lui péter l’appétit, patater la Flavie qui m’a piraté la vie. Tu sais comment on dit foie en Anglais : « liver ». Ça vient de « live » qui veut dire vivre. Je mets tout en branle pour me soigner. Ce n’est pas de la tarte ! Mais je ne fais que ça. Tout mon temps est consacré à ce but unique : devenir négatif au VHC. Les mauvaises langues diront que la négativité ça me connaît. Rien à cuire ! Oui, je veux vivre, même si ça n’a pas été le pied pour moi depuis pas mal de temps.
Petit exercice de diction à usage thérapeutique.
Argh, je vais achever le vhc sans sourciller et sans tarder !
Flaviviridae, flapi et ridé, ravi et fixé, je vais t’extirper et t’exterminer même te déloger, te délocaliser et t’éradiquer de mon foie miné sans même hésiter, virus virulent veule et emmerdant, je vais te flanquer mon pied dans les dents.
A réciter comme un mantra à chaque coup de blues, pas d’effets secondaires connus pour le moment.
La relaxation
Il existe des méthodes que vous pouvez mettre en pratique vous-mêmes. Celle que j’utilise et préfère se pratique sel et n’importe où. Il s’agit du Training Autogène de Schultz.
Le training autogène a été créé par Johannes Heinrich Schultz (1884-1970) vers 1930. Il s’est inspiré, notamment, des travaux d’Oscar Vogt sur l’hypnose, d’Émile Coué sur l’autosuggestion consciente et de Freud qu’il a rencontré à quelques reprises.
Relaxer en 6 étapes!
Un des fondements de la méthode consiste à se détendre en évoquant des sensations de pesanteur et de chaleur dans différentes parties de son corps. Le premier niveau comprend une série de 6 exercices à mettre en pratique de façon progressive, pendant une période variant entre 2 mois et 6 mois : au début, 5 minutes par jour suffisent; à terme, les exercices nécessitent de 20 à 30 minutes par jour.
Assis ou couché, on ferme les yeux et on répète en soi-même une formule d’intention pour déclencher le processus de relaxation. Cela peut être, par exemple : « Je me sens tout à fait calme ». Ici, ce n’est pas la volonté qui intervient, mais l’inconscientqui agit sur le corps par l’intermédiaire du mental. Ensuite, on répète des formules pour chacun des exercices et on se concentre sur les sensations ressenties.
La détente et la répétition des formules induisent un état proche de l’hypnose et de la méditation. Les 6 étapes permettent de détendre successivement les muscles, le système vasculaire, le cœur, la respiration, les organes abdominaux et la tête. Les bénéfices sont fort intéressants : diminution du stress et de ses multiples conséquences néfastes, contrôle de la douleur, amélioration de la concentration, de la qualité du sommeil, de la circulation sanguine, de la capacité respiratoire et du rythme cardiaque.
La méditation
La méditation est l’une des choses les plus importantes de la vie. L’essentiel n’est pas comment méditer, ni la méditation assujettie à un système, ni la pratique de la méditation mais plutôt ce qu’est la méditation.
Si l’on parvient à découvrir, au sens profond, qu’elle en est la signification, la nécessité et l’importance pour nous-mêmes, alors on laisse de côté tous les systèmes, toutes les méthodes, tous les gourous et tout l’attirail excentrique dont s’entours la méditation de type oriental.
Il est très important de découvrir pour et par soi-même qui l’on est vraiment ; non pas en fonction des théories, des affirmations et des expériences de philosophes, de psychologues et de gourous mais plutôt en explorant dans leur totalité la nature et le mouvement qui nous sont propres ; en regardant ce que nous sommes véritablement.
« Nous sommes incapables de comprendre à quel point il est capital de voir comme si l’on se regardait dans un miroir ce que l’on est vraiment, psychologiquement – ce qui entraine par là même une transformation de la structure même de notre propre monde[1]. »
Pour voir ce que l’on est vraiment, il est vital qu’il y ait liberté. Il faut s’affranchir de tout le contenu de sa conscience, le contenu de la conscience étant tout ce qui a été élaboré par pensée. Etre dégagé de l’emprise du contenu de notre conscience, de nos colères et de notre brutalité, de nos vanités et de notre arrogance, de tout ce qui nous entrave, c’est cela la méditation. Le fait de voir ce qu’on est constitue déjà l’ébauche de la transformation. La méditation implique de mettre fin à toute querelle, à tout conflit, sur le plan intérieur et donc extérieur. En réalité, il n’y a pas l’intérieur et l’extérieur, c’est comme la mer, il y a le flux et le reflux.
En allant à la découverte de ce qu’on est véritablement, on pose cette question : l’observateur – nous-mêmes – est-il différent de ce qu’il observe (psychologiquement, s’entend.) Je suis coléreux, je suis avide, je suis violent ; cela est-il distinct de la chose observée, à savoir la colère, l’avidité, la violence ? De toute évidence, non. Lorsque je suis en colère, il n’y a pas « moi qui suis en colère », il n’y a que la colère. Donc, la colère c’est moi : l’observateur est la chose observée. La division s’abolit complètement. L’observateur est l’observé, et par conséquent le conflit prend fin.
Notre vie est faite d’action : action régie par un mobile, un idéal, un schéma, ou action coutumière traditionnelle. Tout cela sans qu’intervienne nulle investigation. Un esprit en méditation se doit de découvrir ce qu’est l’action.
L’un des problèmes majeurs de notre vie est le conflit et le conflit donne lieu à toutes sortes d’activités névrotiques. Il est donc essentiel de mettre un terme au conflit et par conséquent à l’action névrotique. On a ainsi un esprit équilibré, un esprit véritablement sain, un esprit qui n’est pas sous l’emprise névrotique de croyances, de peurs et ainsi de suite.
Pour découvrir ce qu’est la méditation, toute connaissance préalable de ce qu’on croit être la méditation ne peut que faire obstacle à cette exploration. Il est absolument nécessaire de s’affranchir de toute autorité psychologique.
Extraits tirés de J Krishnamurti. Le nom ne doit pas vous effrayer, ce n'est pas un gourou mais une véritable entreprise de déconditionnement de l'être humain.
[1] Lire Jiddu Krishnamurti : La première et dernière liberté, Stock, Paris, 1955 et Le Livre de Poche, Paris, 1995, Trad. C. Suarès. Se libérer du connu, Stock, Paris, 1970 et Le Livre de Poche, Paris, 1995, Trad. C. Suarès.