Dimanche 30 octobre 2005 7 30 /10 /Oct /2005 00:00
 
2 mois du journal d’Alexia
 
4/mai : Cher vieux torchon… deux mois que je n’ai pas cochonné tes pages, because : abandon forcé. Je me suis encore tiré de chez ce connard et je t’avais oublié dans un coin, tu sais comme je suis bordélique. Il t’a quand même renvoyé chez mon père. Ce dernier n’a pas apprécié certaines de mes confidences, à croire qu’il y a aussi de l’encre antipathique !
Le vieux ne supporte pas que je considère que j’ai raté mon enfance, ballottée  entre une mère cinglée et un père menteur. J’avais aussi écrit que ma facilité à raconter des conneries, venait de lui. Comme j’ai dit aussi que mon comportement plutôt instable venait de la mère, tu vois le topo ?
Ces enfoirés veulent toujours me refaire. Pourtant, quand on rate son soi-disant chef-d’œuvre, ça ne se refait pas.
Je sais que je déçois tout mon entourage, peut-être même la terre entière mais je m’en branle ! C’est pas ça qui nous ramènera Kurt Cobain. Ni l’autre con non plus d’ailleurs, je l’ai bien cassé.
Je sais que je suis une salope et une égoïste mais moi au moins je le sais !
Il dit qu’il m’aime mais je sais bien que l’amour ça n’existe pas. Je pense sincèrement qu’il faut être sacrément con pour aimer une fille comme moi.
Je ne suis pas vraiment belle mais je plais aux hommes, il dit que j’érotise tous mes rapports, j’aurais dû balancer ses bouquins de psy ! C’est vrai que j’ai trois ou quatre kilos en trop mais dès que j’arrête la bière et les bonbons, c’est bon. Il veut que je m’habille chicos et que je me maquille et après il s’étonne que les mâles me collent au cul ! Il a plus qu’à se poigner en silence le con ! Tout seul dans son plumard. Viendra bien me rechercher !
Je fais tout de travers et je n’ai rien à foutre de rien !
C’est pourquoi je vais me coucher. Dormir, rêver peut-être ! Tiens, il peut dire que je ne lis jamais, c’est quand même du Shakespeare. (Y’a pas de faute, j’ai vérifié dans le dico.)
 
11Mai. Plan de carrière tiré sur la comète de : Allez les filles !
 
 
Un jour, je partirai d’ici !
Je le sais.
Je le sens.
Il y aura un mec bien, pas un blaireau schizo, il sera grand, brun avec beaucoup de cheveux frisés.
Il viendra me chercher, il sentira la pomme verte ou la framboise.
Il aura une grosse … hum ! Non, un tandem. Et nous pédalerons jusqu’au bord de la mer.
Bof ! c’est trop crevant.
Un jour, je partirai d’ici avec personne !
J’irai toute seule, loin, très loin…
Dans les îles Kouriles et j’élèverai des chiens de traîneau, des Samoyède. Les chiens sont fidèles eux ! même quand on les tabasse à mort. Surtout même… ouais, pas terrible !
Un jour, lorsqu’il fera nuit, je m’éclipserai.
Un engin extraterrestre se posera près de la maison et un Schmurz bleu turquoise aux oreilles oranges (c’est les plus craquants) m’emmènera sur Orion.
Il m’offrira des sandales en molybdène et des robes en peau de Zébi ganymèdien.
J’aurai, pour me servir, trois esclaves saturniens, vierges ascendants barjo et je boirai du vin rouge de Mars dans des cornes de cocus plutoniens.
Un jour, ça c’est sûr, j’arrêterai de rêver, je lèverai mon cul et j’irai me pendre au cou d’un vrai mec.
Un jour…
Peut-être…
Un jour…
Mais c’est loin bordel !
 
18 mai : Petit joujou, petit journal …
 
Huit jours que je glande comme une malade. Pourtant je pourrais en faire des choses !
Tu vois, j’aimerais bien faire une ou deux actions d’éclat avant de me solidifier sur place comme un fémur de diplodocus :
: Défoncer la sale tronche de nazi de Jean-Marie ou mieux, lui refiler la chtouille ou le das. Pas en le tirant mais à la seringue ou au parapluie bulgare !
: Chanter en duo avec Tom Yorke de Radiohead et devenir l’idole du Rock (au moins du 93).
c : Partir sur un bateau en bois d’au moins douze mètres, pour les îles marquises, fleurir Gauguin et Brel.
d : Etre la vedette du prochain film des frères Cohen ou de Tarentino avec Bradd Pitt ou mieux : Johnny Deep !
J’arrête là parce que c’est encore du rêve, comme la semaine dernière et celle d’avant et d’avant….
Quand je regarde la vie du haut de mes vingt hivers, je me demande vraiment à quoi j’ai passé mon temps et qu’ai-je fait d’intéressant : Nada !
Sauf peut-être les vacances chez ma grand-mère en finistère.
Elle m’a appris à faire les galettes de blé noir, à aimer les tripes au vin rouge, les pieds de porc frits et aussi, cette diablesse de mémé Phine, un peu sorcière, à me foutre totalement du monde entier.
Elle me disait toujours : ‘’ Tu sais, un moment de honte est vite passé ! Quand tu seras morte, ton crédit sera effacé quelque soit la longueur de l’ardoise !’’
C’est vrai que sa philosophie à cent balles m’a permis de passer au travers de beaucoup de choses et surtout de ne pas avoir peur.
Pas plus tard qu’avant-hier, les flics du métro avaient serré un beau black, jeune et craquant. Fouille au corps et tout le cirque ! Un vrai délit de sale gueule.
J’ai gueulé comme une possédée et gens autours de moi ont enfin réagit. Les bœufs étaient tellement surpris, qu’ils ont laissé le black se tirer.
Moi par contre, ils ne m’ont pas ratée : 18 heures de garde à vue. J’en suis presque aussi fière que mon pépé l’est du maquis.
Tu vois un peu ça : Je suis devenue une ancienne conne battante ! merci Mémé !
 
25 mai : la vie n’est pas un pique-nique !
J’ai bien cru trimballer une petite graine dans mon ventre.
Pauvre conne !
C’était juste dans ma tête.
Il ne faut jamais prendre ses faux désirs pour de vraies réalités.
Bref : j’ai eu mes règles ce matin.
Je suis comme d’habitude, pas de surprises : crevée, abattue, groggy ! J’ai mal partout, surtout à l’intérieur de tout. Quelle saloperie !
En même temps, c’est sans doute mieux. Comment ferais-je avec un baby sans père et avec une mère Sans Existence Sociale Attestée ?
SESA : c’est ça !
Ça fait beaucoup de sang et de sans mais pas des masses de sens je le sens !
Chaque fois que mes trucs arrivent, je pense à ma tante Pascale. C’est elle qui m’a appris à ne pas prendre cet état, strictement féminin, pour une malédiction formelle.
Elle me racontait que, dans les groupes ‘’Femmes Radicales’’ qu’elle fréquentait dans les années 70, elles se faisaient des soirées où les filles apprenaient à  reconnaître leur sexe et à l’observer à l’aide d’un miroir. A cette époque, il n’y avait que des croquis en coupe du sexe féminin dans les livres, même dans les manuels à l’usage des étudiants en médecine. La majorité des nanas bien élevées n’avaient jamais vu un sexe de près. Et je parle  d’un sexe féminin, pas d’une bite !
Les filles, dans ces soirées, devaient toucher leur sang et se barbouiller le visage avec.
Merci Pascale, grâce à toi, je n’ai jamais été dégoûtée par mon sang.
Même qu’une fois, c’était qui déjà ? ah oui, un beau zozo quelconque mais on s’en fout !
Donc, Dugenou m’invite au resto, l’enflure, dans le but évident de me séduire par un moyen à la con, c’est-à-dire à l’aide d’alcool et autres douceurs qui font briller les yeux des filles.
Au milieu du repas, je lui dis négligemment que le magnifique édicule qui vient d’émerger sur mon menton est plus qu’un phénomène normal vu que mes périodes ont commencé etc.
Zozo a commencé à tirer la gueule et je sentais bien que d’un seul coup, le goût de ses aliments s’en trouvait affecté.
Il m’a emmené chez lui, nourrissant le secret espoir d’avoir malgré tout une petite compensation à la hauteur de son désir premier. On peut toujours rêver !
Je lui ai demandé de se mettre au lit et de m’attendre. Je devais passer aux toilettes avant toute chose. Lorsqu’il m’a vu arriver de la salle de bain avec mes peintures de guerre périodiques sur le visage, il a hurlé comme un damné.
Pauvre chéri, pauvre mec !
Mais ce qu’il n’a surtout pas digéré, si j’ose dire, avant que je ne me casse, c’est le tampax lancé sur sa belle gravure au-dessus du lit. Il est resté planté au milieu de la tête du personnage avec sa petite ficelle qui s’agitait, réplique exacte de la sienne. Pauvre zozo ! On aurait dit qu’un rat bouffait le nez du mec du dessin.
Quel pied de nez !
J’aime avoir mes règles même si j’ai mal. Est-ce que souffrance voudrait dire existence ?
Je sais que j’existe et que je suis femme. Si j’attendais un bébé j’aurais sûrement d’autres sensations, je le sais au plus profond de moi, j’en suis sûre.
Il y aurait encore de la souffrance mais pas gratos, il y aurait un enfant à moi au bout de l’aventure. Je ne souffrirais pas pour rien.
Oui, mais pas maintenant !
Oui mais quand ?
J’ai écrit ‘’aventure’’ mais pour qui ?
J’aimerais bien être mère mais ce serait terrible d’avoir un enfant qui vous reprocherait de l’avoir mis au monde un jour.
Faut assurer, faut être deux et ne pas être trop con ! faudrait que lui et moi ça colle. Où est-il ce pingouin ?
Donc il faut que je me bouge, il y  certainement un père idéal pour mon bébé quelque part.
Avant de partir à sa recherche dans le monde, je vais prendre un bain ! C’est le meilleur début qui soit.
 
  
Mardi 1 juin : J’entre dans la vie active et j’en ressort aussi vite.
 
Arthur disait que ‘’la vie est ailleurs’’ moi je pense qu’elle est intérieure.
Je ne suis bien que seule avec mes pensées et mes rêves et je n’arrête pas de dire que je voudrais vivre avec quelqu’un.
Contradiction ?
Dans ce mot il y a diction, il y a contrat et il y a con. Bizarre !
J’ai bossé deux jours dans un magasin d’alimentation, un mini marché pour les pauvres.
Ça m’a autant minée que mes années de lycée.
J’avais répondu à une annonce de merde et une espèce de mutant m’a reçue dans un bureau aussi glauque que lui.
J’aurais du me méfier, il avait une tronche à imprimer des faux billets de sept francs pour le monopoly.
J’ai obtenu un emploi jeune à l’essai !
C’est dur d’être jeune à l’essai quand on n’a pas envie d’essayer.
J’ai rempli des rayons le premier jour. J’ai empilé des tas de trucs merdiques : des boîtes de tomates, du P.Q, des sardines, des Tampax, des bouteilles de flotte, du vin, de l’huile, des fraises Haribo etc. etc.
Je n’ai pas l’habitude d’être active non-stop, j’aime pouvoir fumer un clope de temps en temps… impossible !
Et la musique !
Il ne passait que des merdes, Dion, Fabian, toutes les pétasses et aussi des tarlouses, Obispo, 2B3, oasis… bref, de la musique de plouc. Je sentais que ça ne durerait pas.
Le deuxième jour on m’a mise à la caisse en double avec Rachida, pour apprendre. Super sympa la Rachida ! Un peu stressée mais gentille. Elle m’a tout de suite expliqué la poloche.
Le directeur, si tu es gentille avec lui, ça va ! Sinon tu as affaire au fils de Thatcher et de Goebbels : il te propagande l’économie à mort.
On m’a lâchée au bout de deux heures. Tout roulait à peu près bien, je me faisais chier à mort mais je voyais des gens sympas.
Il y a une petite mamie qui est venue à ma caisse, elle avait deux steaks sous vide, une boîte de petits pois et un paquet de gâteaux Chamonix Orange. Elle m’a dit que son fils allait enfin venir manger chez elle ce soir. Elle m’a tendu son porte monnaie  en me demandant s’il y avait assez dedans. Elle avait à peine trente balles et il y en avait pour quarante-cinq.
J’ai dit oui, j’ai pris trois francs et elle est partie.
L’autre enflure avait tout vu, il est arrivé tout gai en me disant : Bravo mademoiselle, on joue Mère Térésa ! Je vais contrôler votre caisse…
Je l’ai coupé, je me suis levé, je lui ai donné les cinquante balles qui me restaient pour finir le mois puis, je lui ai dit d’aller se faire mettre. À mon avis, il n’y est pas allé, il a le cul trop serré.
Si c’est dans un monde comme celui-ci qu’il me faut vivre, c’est sans moi les mecs !
En sortant j’ai foutu par terre la pyramide de boîtes de haricots verts que j’avais mis quatre heures à monter. Ça roulait partout. On a les vengeances que l’on peut.
 
Mardi 8 juin : Je n’ai pas retrouvé ma trousse de réparation pour vie gâchée !
 
J’ai passé deux jours chez ma copine Fredo. Je le fais environ tous les six mois. C’est le laps de temps moyen pour que j’arrive à oublier combien, malgré mon amitié, je la trouve futile et même chiante.
Nous ne nous sommes pas quittées fâchées,  juste un peu en froid. Faut dire que nous avons l’habitude de dormir ensemble. Nous ne sommes pas de vraies goudous, non, seulement  deux copines qui s’aiment bien et qui sont un peu câlines.
Un soir, au lit, j’avais mis mon visage contre ses seins coquins et je n’ai pas pu m’empêcher de lui dire :
-Putain ! Tu sens vachement la cocotte !
Elle fût vexée comme un pou, la conne et elle m’a répondu qu’elle avait mis ce coûteux parfum spécialement pour me faire honneur et que j’étais une ingrate sans cœur et sans pudeur etc.
La conversation a alors pris une allure de débat politique.
À droite du lit : Fredo, pour l’expulsion forcenée de tout ce qui est étrange.
À gauche : ma pomme, pour conserver tout ce qui émane de soi-même.
En gros, le droit du sol contre celui de l’aérosol.
Moi, j’aime mes odeurs personnelles. Je suis propre, je me lave  régulièrement mais je n’aime pas les déodorants et autres savons à la con. Rexona ne passera pas par moi !
J’ai horreur de contraindre mon corps. J’aime être à l’aise dans mon enveloppe et je refuse de la martyriser. Pas d’artifice ni de tatouage, piercing, stérilet, olisbos et autres conneries. Le savon de Marseille, le gant de crin et, tout au plus, la crème Nivéa pour les rougeurs. Lorsque je trouve de la menthe fraîche, je m’écrase les feuilles sur le corps et je me frotte avec.
Mes parfums usuels sont : le zeste de citron vert, la menthe, le tilleul, la verveine, la mandarine, la lavande. En bref tout ce qui se mange, je suis une pragmatique.
Il faut que la personne qui a mon corps en cadeau ait envie de me sentir et de me goûter.
Si : il ou elle ne peut pas me sentir… hé bien la chose est entendue.
Si d’aventure j’ai envie d’être très gentille, je transforme mon corps en jeu de piste pour fin limier. (Pas toujours fin limeur !) Le but est d’attirer son nez et sa langue au bon endroit, la règle du jeu est simple et ça marche mon bébé !
Surtout, il faut tout faire pour que le chercheur fou ait envie de revenir et donc qu’il se souvienne de ces charmantes fragrances.
Une nuit, j’ai fait un super rêve odorant et coquin. Voici :
 

Rêve odorant

Elle écrit sur des pages de fine batiste, chaque feuille est faite de ce tissu et correspond à une partie de son corps où son odeur est si différente. Elle a passé chaque page sur chacun de ses endroits vénérés par son amour. Il reçoit les lettres et se dépêche de les sentir une à une. Il aime surtout celle de l’entrejambes et celle de ses seins.
Il les superpose et ferme les yeux en pensant à elle fortement. Il savoure les odeurs adorées du corps absent de celle qu’il aime tant, et se retrouve en rêve sur elle, avec elle, contre elle, en elle. Il s’abandonne si puissamment que son sexe lui fait mal, il se touche à peine la peau du gland et dans un râle d’amour, libère sa semence sur la lettre de soie qu’il venait de lui préparer. Elle aura sa réponse demain par chronopost. Aucun mot sur la page de soie sauvage, juste une trace de soi, trace qu’il laisse sauvage comme son désir, de lui à elle simplement, le carré soigneusement plié pour ne pas que sa liqueur sèche, elle en aura sérieusement besoin.
Elle le dépliera, se le passera sur le visage et saura alors combien il l’aime et pense à elle. Elle lira les autres pages avec un petit faible pour celle des aisselles, c’est une page double en chantoung, une page pour chaque narine. Elle s’endormira avec la page qui contient l’odeur de son ventre, posée sur son oreiller en pensant que sa tête repose dessus son ventre véritablement, son ventre à lui, le ventre aimé de son homme odorant.
 
15 juin : à te lier, des cris  (se) turent !
Fredo m’a inscrite à un atelier d’écriture animé par une femme écrivain très connue que je ne connaissais pas. On ne peut pas tout savoir, on ne peut pas tout connaître et on ne doit pas tout aimer !
Elle se nomme Marie Redonnet. J’ai bien essayé de chourer un de ses livres dans une librairie mais à Saint-Denis, mission impossible ! Les librairies disparaissent aussi vite que les baleines bleues. J’en ai fait cinq à Paris avant de trouver la bonne, Place de Clichy.
Monde de chiens ou il est plus facile de faucher du Sulitzer merdique que des livres intéressants !
J’avais un peu les boules de me confronter à des inconnus mais après avoir lu ‘’Rose Mélie Rose’’ j’ai vraiment eu envie d’y aller et de la rencontrer. Le thème de l’atelier était ‘‘voix de femmes’’ et il y avait quatorze participants, douze nanas et deux blaireaux.
Je me suis aperçue qu’il était assez dur d’échapper à son ego et que l’écriture est parfois un vrai arrachement. J’ai inventé un personnage, une pétasse de 40 berges, tout le contraire de moi. Elle a une situation stable, un mari et des enfants et malgré ça, la salope trompe son vieux, ne supporte plus ses lardons et rêve de se barrer à Katmandou où elle n’a pas pu aller quand elle avait vingt balais.
En fait, je me suis aperçue que je démolissais tous mes désirs secrets à travers mon héroïne. En gros, cette conne rêve d’être comme moi, un peu border-line, sur le fil du rasoir. Je t’en foutrais moi de l’insécurité et de l’aventure ! Cette crétine s’en fout, son frigo est plein, y’a un mec dans son lit et des enfants pour lui souhaiter ‘’bonne fête maman’’.
Elle m’énerve tellement qu’à la fin de l’atelier je vais la trucider. Je vais la faire découper en morceaux par son amant, il va lui bouffer la fesse droite en daube et il va envoyer le reste à son nom à elle, poste restante à Katmandou ! Ah, tu voulais voyager ! Ne te disperse donc pas tant…
Ou plutôt non ! je la ferai mourir d’indigestion ou étouffée par un sushi au poulet à la dioxine arrosé de coca au phénol. Bof, le plus sur des moyens pour enterrer une héroïne c’est encore de la mettre dans un manuscrit. L’écriture est un cimetière formidable ou reposent des millions de morts et c’est pas fini !
 
 
Par Billy Rubin - Publié dans : Nouvelles
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