Poémes

Samedi 26 novembre 2005 6 26 /11 /Nov /2005 00:05

Like A Rolling Stone

 

Comme une pierre qui roule

 

Once upon a time you dressed so fine
You threw the bums a dime in your prime, didn't you?
People'd call, say, "Beware doll, you're bound to fall"
You thought they were all kiddin' you
You used to laugh about
Everybody that was hangin' out
Now you don't talk so loud
Now you don't seem so proud
About having to be scrounging for your next meal.

 

Il était un temps où tu étais si bien habillée,
Tu jetais tes frusques aux mendiants, n'est ce pas ?
Les gens prévenaient "Gaffe poupée, tu vas tomber"
Tu pensais qu'ils te faisaient tous marcher
Tu avais l'habitude de te moquer
De tous ceux qui traînaient alentour
Maintenant tu ne parles plus si fort
Maintenant tu ne sembles plus si fière
D'avoir à chaparder pour ton prochain repas.

 

How does it feel
How does it feel
To be without a home
Like a complete unknown
Like a rolling stone?

 

 

 

 

 

 

Comment se sent-on ?
Comment se sent-on ?
Quand on est sans maison
Comme une parfaite inconnue
Comme une pierre qui roule ?
 

 

You've gone to the finest school all right, Miss Lonely
But you know you only used to get juiced in it
And nobody has ever taught you how to live on the street
And now you find out you're gonna have to get used to it
You said you'd never compromise
With the mystery tramp, but now you realize
He's not selling any alibis
As you stare into the vacuum of his eyes
And ask him do you want to make a deal?

 

 

 

Tu viens de la meilleure école, très bien, Miss Solitaire
Mais tu sais tu as seulement appris à t'y soûler
Et personne ne t'a jamais enseigné comment vivre dans la rue
Et maintenant tu découvres que tu vas devoir t'y habituer
Tu disais que tu ne te compromettrais jamais
Avec le vagabond mystère, mais maintenant tu te rends compte
Qu'il ne cherche pas d'excuses
Quand tu plonges dans le vide de ses yeux
Et tu lui demandes s'il veut bien faire un marché.
 
 

 

How does it feel
How does it feel
To be on your own
With no direction home
Like a complete unknown
Like a rolling stone?

 

Comment se sent-on ?
Comment se sent-on ?
Quand on est tout seul
Quand on est sans maison
Comme une parfaite inconnue
Comme une pierre qui roule ?

 

You never turned around to see the frowns on the jugglers and the clowns
When they all come down and did tricks for you
You never understood that it ain't no good
You shouldn't let other people get your kicks for you
You used to ride on the chrome horse with your diplomat
Who carried on his shoulder a Siamese cat
Ain't it hard when you discover that
He really wasn't where it's at
After he took from you everything he could steal.

 

Jamais tu ne tournais la tête sur les jongleurs et les clowns désapprouvés
Car ils venaient tous faire leurs tours rien que pour toi
Tu ne voulais pas voir ce qui n'allait pas bien
Tu n'aurais pas dû laisser d'autres gens prendre leur pied pour toi
Tu passais ton temps à monter ce cheval d'acier avec ton diplomate
Qui portait sur son épaule un chat siamois
Ce fut très dur, non, lorsque tu découvris
Qu'il n'était pas réellement ce qu'il disait
Une fois qu'il t'eut pris tout ce qu'il pouvait voler.

 

How does it feel
How does it feel
To be on your own
With no direction home
Like a complete unknown
Like a rolling stone?

 

Comment se sent-on ?
Comment se sent-on ?
Quand on est tout seul
Quand on est sans maison
Comme une parfaite inconnue
Comme une pierre qui roule ?

 

Princess on the steeple and all the pretty people
They're drinkin', thinkin' that they got it made
Exchanging all kinds of precious gifts and things
But you'd better lift your diamond ring, you'd better pawn it babe
You used to be so amused
At Napoleon in rags and the language that he used
Go to him now, he calls you, you can't refuse
When you got nothing, you got nothing to lose
You're invisible now, you got no secrets to conceal.

 

 

 

Princesse dans ta tour et tout ce joli monde
Qui boit et pense son avenir assuré
Echangeant toutes sortes de choses et dons précieux
Mais tu ferais mieux d'enlever ton diamant, tu ferais mieux de le gager, chou
Tu avais l'habitude de t'amuser
De ce Napoléon en haillons et des mots qu'il disait
Va le voir maintenant, il t'appelle, tu ne peux plus refuser
Quand on a rien, on n'a rien à perdre
Tu es invisible maintenant, tu n'as plus de secrets à dissimuler.

 

How does it feel
How does it feel
To be on your own
With no direction home
Like a complete unknown
Like a rolling stone?

 

 

Comment se sent-on ?
Comment se sent-on ?
Quand on est tout seul
Quand on est sans maison
Comme une parfaite inconnue
Comme une pierre qui roule ?

 

 

Par Billy Rubin - Publié dans : Poémes
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Mercredi 16 novembre 2005 3 16 /11 /Nov /2005 22:55
DERNIERS INSTANTS
CE SOIR
TOMBE VRAIMENT BAS
J'AI COUPE LE COL DE MA CHEMISE
AVEC DES CISEAUX
 FUME UNE CIGARETTE
BU UN VERRE DE RHUM
PUIS J'AI PENSE A TOI
PAS LAISSE DE MOT
VU TOUTE MA VIE
ET ME SUIS CONDAMNE
A VIVRE
 ENCORE
PEUT-ETRE TOUJOURS
QUELLE PUNITION !!!
 
GROS CON DE VOISIN
 
quand le voisin
t'a pour la première fois
appelée MADAME
j'ai tout de suite compris
que quelque chose
avait changé
nous sommes devenus
subitement
un vieux couple
c'est atrocement ennuyeux
et tout frais
gros con de voisin!
 
 
 
 
 
 
PLEIN LA VUE
 
 
 
ce  matin je suis sorti sans lunettes
c'est comme dans un blues
et j'envie les aveugles
d'être si bons musiciens
je regarde et ne vois
que des symphonies inachevées
la variété me saute aux yeux
la musak de la vie
m'englue les oreilles
il y a une harmonie du chaos
tout est tellement en ordre
que demain
je me crève les yeux
pour rester sourd au monde
 
 
 
 
SOUVENIRS SALES=SS!
 
 
la mer a exactement le goût
le goût du dernier vrai
que j'ai eu
et la mer tu sais
je l'ai goûtée
oui que j'ai eu
très précisément
avec toi ANNE
fille méduse qui revient
chaque fois que je mange
une huître
qui revient aussi
chaque fois que je pisse
et chaque fois je me dis
que c'est bien triste ce truc génial
mais sans toi que veux-tu
c'est révolu
sans objet
heureusement il y a les huîtres
tu vas bien?
Moi...
 
 
  
  
DODO-TOXICO
 
dodo toxico le manque
reviendra bien vite
dodo toxico
y faudra trouver de l'héro
l'dealer qu'est en haut
la coupe à la chaux
celui qu'est en bas
à la mort-aux-rats
dodo toxico tu paieras
sûrement de ta vie
dodo toxico
y te feront pas de cadeaux
le juge qu'est en haut
t'envoie au cachot
le flic qu'est en bas
te passe à tabac
dodo toxico
peut-être séropositif
dodo toxico
en attendant l'overdo-do
 
 
 
CAOL ILA
 
La distillerie de Caol Ila
fondée en 1848
est située à Port Askaig
dans l’Ile d’Islay.
Face à l’Ile de Jura,
à l’entrée des Hébrides,
de l’autre côté du canal du nord.
L’eau provient du Loch nam Ban.
La tourbe, qui sert au filtrage,
contient tellement de sédiments marins
que, quand tu ouvres la bouteille,
il faut faire attention à ne pas prendre
une mouette dans la gueule!
Ou un putain de goéland
que sa cuite de  géant
empêche de marcher.
Il t’arrive de l’iode,
des odeurs d’oursins,
ces nanas mauves et piquantes
parfumées à la violette
dont on suce les ovaires
avec délicatesse.
Islay Single Malt
Scotch Whisky
Caol Ila
Avec un phoque
sur l’étiquette.
A boire avec recueillement,
Calédonia for ever!
 


 BLUES 1
 
 
C’était un soir de vin frais
Et d’amis précieux.
Mais les deux manquaient !
Ma tristesse était inversement proportionnelle
À la deuxième loi de Carnot
Sur la thermodynamique.
J’échange la totalité de la science
Contre mon chagrin posthume.
J’aspire sincèrement
À mourir idiot
Sans savoir compter.
Et, comme je suis un pragmatique,
Dorénavant,
Je re conterai n’importe quoi.
C’était un soir où j’aurais  donné
Le Taj mahal contre une baraque de chantier
Si tu l’avais habité.
C’était un de mes soirs
Un de ceux qui durent
Jusqu’au petit matin.
Un soir d’enfer comme je les aime bien.
On craint souvent ce qu’on aime.
 
 
 
 
 
Par Billy Rubin - Publié dans : Poémes
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Lundi 31 octobre 2005 1 31 /10 /Oct /2005 00:00
Les mystères du monde
 
Mes pensées glissent avec rapidité
sur la vaine poésie des bardes de Bretagne.
Ils bafouent le meilleur d’eux-mêmes en un étalage excessif.
Le marteau est nécessaire au forgeron.
Je demande un bâton pour maintenir la science bardique.
Qui ne connaît l’antre des bardes?
TALIESIN Barde 6e siècle
 
Voici un chant sur ce que j’ai dans l’âme.
Je me fous de savoir qui a commencé!
Je gobe l’oeuf et mange la poule.
Je dors le jour et vis la nuit.
C’est mon spermatozoïde qui a tendu
un traquenard à l’ovule mère
qui m’a fécondé.
J’accepte de vivre en toute modestie,
mais je n’en pense pas moins.
 
Je ne suis pas un résigné
je frôle parfois la connaissance
j’ai celle, intime, d’être debout.
Je n’ai pas perdu le pays céleste
ni la grande amitié,
ils sont encodés dans les yeux
de ma fille Aurore.
 
Combien y a-t-il de désastres affectifs
dans une heure universelle?
Qui est mort de froid dans son carton
hier au soir?
Combien aujourd’hui?
Pourquoi demain?
Pourquoi les richesses fabriquées
par des hommes morts à la tâche
dorment sur des comptes dans le cyberespace
et dans la tête des pleutres.
 
Il y a un jardin merveilleux
sous la colline de l’amour,
il y a une chambre sacrée
sous le flot de l’océan.
Hypocrite endormi,
dis-moi le nom du veilleur!
 
Qui a foutu Marie en cloque?
Quand Adam s’est-il poigné
pour la première fois?
En pensant à qui, à quoi?
Dante est resté combien de temps en enfer?
Béatrice avait-elle des gros seins?
Qu’elle était la température extérieure
de l’enfer?
Combien de fois James Joyce
a-t-il mangé des rognons de porc
frits à la poêle
avant d’écrire  Ulysse?
 
Peut-être que Mahler
compose encore ailleurs
des chants pour les enfants vivants.
Avait-il lu le livre
des morts tibétain?
 
J’ai été avec de pseudos initiés,
avec des penseurs marxiens
et des prêtres vaudois
pratiquant le vaudou suisse
au cours de cérémonies fendantes
où l’on buvait du vin blanc
au bord d’un lac pollué
aux rives impeccables.
 
Je suis vieux, je suis jeune, je suis moi.
Je suis universel, je suis doué d’une hargne vivifiante.
Souviens-toi, vieux Celte,
des Gaulois, ces buveurs d’absolu,
rêveurs de l’impossible qui ont fait
trembler Rome.
Je suis un barde, je ne cache rien aux coeurs purs.
Je suis un ferment, la mèche.
Si tu chauffes, ça brûle, si tu brûles, il ne fait pas froid.
 
Avant de lutiner la faucheuse,
avant que ma cendre refroidisse
 au fond d’une poubelle,
avant que je reparte d’où je viens,
puisse-t-il y avoir une vraie fête pour mon âme.
Personne ne sait ce qu’il y a après,
la peur fait dire n’importe quoi.
Que ceux qui m’entendent se rassurent
je ne serai pas seul à vous attendre
dans l’infini profond.
Billy Rubin  fête de  Samain 2000
 
Par Billy Rubin - Publié dans : Poémes
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Jeudi 27 octobre 2005 4 27 /10 /Oct /2005 00:00
2050 eme ANNIVERSAIRE DE LA BATAILLE D’ALESIA
 
 
Après-midi d’octobre noir
à l’intérieur de la forêt,
le soleil n’atteint plus
le sol déshonoré.
Je monte dans les sapins
au lieu-dit “ la Côte Poire ”.
C’est l’ancien camp nord de César.
Un pic noir à crête rouge
scande à grands coups de bec
le rythme de mon coeur
sur l’aubier d’un vieillard
debout comme un menhir.
Je sais que c’est ici
que tout s’est déroulé,
même les oiseaux le disent
depuis plus de vingt siècles.
L’armée de secours,
240 000 hommes
venus de toute la Gaule,
se heurte aux pièges romains.
Sedullos, chef des Lemovices,
est tué.
Vercassivellaunos, l’arverne magnifique,
cousin de Vercingétorix
est capturé.
L’armée de secours est en déroute.
César ordonne,
il l’écrira dans les commentaires,
 “ qu’on lui remette les armes
et qu’on lui amène les chefs des cités ”.
On lui livre Vercingétorix,
on lui jette les armes à ses pieds.
Chez les Celtes le chef
est responsable devant les siens.
C’est un concept sacré
et hautement démocratique:
Vercingétorix s’est trompé,
il doit payer et être sacrifié
pour permettre à ses hommes
d’être sauvés!
Brân après son échec en Irlande
demande à ses compagnons
de lui couper la tête.
Brennus après le sac de Delphes
et la défaite gauloise
se suicide une fois ivre.
Quelle belle leçon de conscience politique
à remettre au goût du jour les amis!
Un renard sort d’un fourré
nullement intimidé.
C’est un ancien combattant,
il marche sur trois pattes.
Il a dû en laissé une
dans un piège à blaireau
j’en ai vu un en montant.
Heureux perdant!
Lui ne sera pas étranglé
après six ans de prison à Rome.
Derrière moi, des pierres entassées
elles l’ont été sans doute
à la même saison qu’aujourd’hui
un jour d’automne
en 52 avant JC.
Ça m’intimide tellement
que ce soir je reviendrai
dormir sur la mousse.
Pour le moment,
je redescend à Syam.
Ensuite je vais monter à la Chaux
par la route forestière.
Je vais grimper vers l’oppidum de Cornu.
“ In summo colle ”
comme le disait Jules dans son guide
touristique  “De bello Gallico ”
 Là où était la ville
et puis la citadelle.
Passer de l’Urbs à l’Arx
suivant la voie sacrée.
Je suis chez moi,
“ In sequanos ”
et je t’emmerde
César de mes deux!
J’ai trouvé des lys martagons
et quelques cyclamens.
Par Billy Rubin - Publié dans : Poémes
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Dimanche 16 octobre 2005 7 16 /10 /Oct /2005 00:00

Après le traitement

 

 

Après le traitement

J'irai voir ailleurs
 

 

Comme c'est plus grand
 

  

Et meilleur.

 

Sur la ligne Greyhound Bus

 

De Nashville à Dallas
 

 

On peut voir des petites puces
 

 

Et puis de grosses pétasses
 

 

 

En fleurs

 

 

Sur le Transsibérien de Irkoutsk

 

A Chongjin
 

 

Les filles sont nourries
 

 

De bortsch avec du pain
 

  

Au beurre

 

 

 

J'irai à Frankfort

 

État du Kentucky
 

 

Y manger des pieds de porc
 

  

Frits

 

Puis j'irai en Corée

M'les rouler au printemps
 

 

Et je mangerai des nems
 

  

Craquants

 

 

Quand je serai guéri

 

Je quitterai ma guérite
 

 

Pour aller me taper
 

 

Marguerite

 

Quand j'irai beaucoup mieux

 

J'essuierai des regards
 

 

Envieux

 Devant les bars

 

 

 

A vin vieux

 

  

On me mettra dehors

 

A cinq heures du matin
 

 

Mais je ferai très fort
 

 

Prendrai ma chose en main
 

 

Et pendant 30 secondes
 

 

Je pisserai sur le monde

 

 

Quand le virus

 

Sera viré
 

 

La ravissante vie russe
 

 Connaîtrai vite

Et me ferai Vodkaliner

 

 

 

La bite

 

 

Tirer un coup

 À Moscou

  

Prendre sa main

 

A Berlin
 

  

Rester assis

 

A Massy
 

 

  

Se faire aussi

 

dépecer
 

  À Passy

  

Voler

 

Rue de Rivoli
 

 

S'faire sucer dans le Sussex
 

 

Lessiver à Lhassa
 

 Saliver à Sarlat

 

Monter à Lima
  

  

Se faire lécher les nougats

 

À Ouagadougou
 

 Par les doudous

 

En Nouvelle Bretagne
  

 

Soulever des pagnes
 

 

Papoter les doudounes
 

 

D'une femme papous
 

 

A Rabaul
 

 

 

Jusqu'à en avoir ras-le-bol.

 

 

Mon foie reste cool

 

On va à LiverPool
 

 

Ça va baigner
 

 

Pour toi
 

 

Ça va saigner
 

 Parfois

 

 

 

Pale Ale, sensemilla

Whiskey Isle of Jura
 

 

Fish and chips enveloppés
 

 

Dans le journal financier
 

 

Tricky dans le walkman
 

 

Is super good for my man
 

 

 

Quand je serai guéri

 

J'irai cramer ma vie
 

 Quand je n'souffrirai plou

 

Je brûlerai d'un seul coup
  

 

Dès que je n'rouillerai plus
 

 

T'en auras plein la vue.
 

 

 Michel BONJOUR

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Billy Rubin - Publié dans : Poémes
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